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18 avr 2012

Fin de la nuit ? Tourments et espoirs berlinois

Posted by Elodie. 2 Comments

C’est le sujet du moment, on s’inquiète que Berlin, menacé par les investisseurs, ne soit plus à la pointe des soirées sans fin.

Le signe ? Quand une journaliste du magasine télévisé 7 à 8 me demande si elle peut me suivre dans mes soirées pour tourner son reportage. Là oui on se dit que underground et Berlin ne vont plus ensemble.

Autres signes ? La longue liste de fermeture de clubs.

Maria am Ostbahnhof. En fait remplacé par le club ADS.
Le fameux Club 25 qui a plus ou moins repris sa place en face dans le Kater Holzig. Son gentil voisin Kiki Blofeld a aussi tiré le rideau.
Le Klub der Republik et le Icon qui enterrent définitivement la vie nocturne à Prenzlauerberg

Et puis ceux qui habitent Berlin depuis des années vous le diront, il n’y a plus autant de soirées cachées dans les caves qu’avant. La faute à la régulation, à l’embourgeoisement, aux investisseurs de MediaSpree, à la mode de fonder une famille avec enfants.

« Mince alors », jureront les Français les plus polis. On a quand même quitté notre pays natal, fait toutes les procédures administratives pour pouvoir habiter ici, dit adieu au fromage, aux croissants et autres saveurs françaises. On a appris l’allemand et on se tape 40 heures dans un sinistre Call Center pour financer nos sorties du week-end… On va quand même pas laisser tomber maintenant !

Alors résistons et faisons la fête, il suffit de se renseigner ici ou là pour retrouver les bonnes basses.

Je vous conseille en particulier le blog de Zaath, Berlin Techno. Il nous mâche le travail en proposant toutes les semaines son programme des soirées à ne pas manquer, nous fait découvrir les sons du moment et sa propre musique… et surtout il décrypte les tendances en nous servant sur un plateau l’actu des clubs et de la nuit berlinoise.

Et quoi de plus branché que de mixer électro et écologie ? L’association Clubmob Berlin passe des accords avec des clubs et les conseille pour organiser des soirées « vertes ». L’argent gagné est utilisé dans l’achat de nouveaux frigos, de lampes basse consommation ou encore des robinets économes en eau. Une excellente initiative à découvrir et à vivre ce samedi 21 avril au MIKZ. La soirée « we can’t get enough » sera assurée par le label « kill a beat ».

Bon, et si vous ne voulez vraiment pas sortir de votre Prenzlauer Berg, où sortir ?

Pour retrouver la piste de danse bondée et enfumée du KDR, allez au AugustFengler.

Et pour le coté vieux mobilier et erasmus, il suffit d’aller dans le bar voisin, Zu mir oder Zu dir. Mais là on peut pas vraiment danser et il faut se la jouer hype-beauf (comprenez : vous pensez être hype mais en fait vous penchez du coté beauf de la hypitude).

Et si voulez fréquenter des allemands venus du fin fond de la campagne pour écouter de la musique des années 80 il y a la Alte Kantine dans la Kuturbrauei.

10 mar 2012

Tempelhof, un air de rivage

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MalgrĂ© la construction rĂ©cente d’un nouveau terminal qui aura coutĂ© 500 000 euros, notre cher aĂ©roport Tegel va fermĂ© ses portes le 3 juin. Son nom a dĂ©ja presque disparu du site d’Air France en faveur du nouvel aĂ©roport Berlin Brandenbourg qui est en fait une extension de Schönefeld. C’est l’occasion de se pencher sur le cas d’un autre aĂ©rodrome dĂ©funt, Tempelhof.

Construit en 1923, c’est le premier aĂ©roport du monde et le troisième plus grand bâtiment en terme de superficie au sol. Il fut utilisĂ© en 1948 et 1949 pour les ponts aĂ©riens qui ravitaillaient les Berlinois de l’Ouest en vivres et charbon. Jusqu’Ă  la chute du mur l’aĂ©roport est intensivement utilisĂ© dans un but commercial. Mais après la rĂ©unification les pistes servent surtout aux avions militaires, les compagnies aĂ©riennes atterrissant pour la plupart dans le « nouvel » aĂ©roport de Tegel. Finalement Tempelhof ferme ses portes en octobre 2008. Depuis, seul un avion en dĂ©tresse y a atterri en urgence en juin 2010 !

Image originale : CC Transfo http://blogs.bl0rg.net/transfo/about/

 

Alors aujourd’hui, un aéroport abonné aux mauvaises herbes ? En quelques sortes oui, mais un peu comme tous les espaces verts de Berlin finalement. Sauf que celui-ci fait plus de 380 hectares !

Un ami breton m’avait confié que Tempelhof, c’était un peu sa brise marine à Berlin, les mouettes et l’odeur de la marée en moins. Et quand j’y suis enfin allée, j’ai compris pourquoi. Sur cette surface plane le regard porte à des kilomètres sans rencontrer d’obstacle. Le vent souffle à s’en déboîter la mâchoire, ce qui fait la joie des propriétaires de cerf-volants et autres objets volants plus ou moins identifiés. On se sent bien en regardant l’horizon lointain, surviennent des envies de crier, de courir, de galoper, de faire des roues et des galipettes dans l’herbe… Et pour les romantiques décalés, rien ne vaut un coucher de soleil à Tempelhof !

Les sportifs ont mis à profit cet immense espace : fans de roller, de vélo, de course à pied… à vous les commandes de la piste d’atterrissage !

Tempelhof est officiellement un parc depuis le 8 mai 2010 et a mĂŞme des horaires d’ouverture. On peut y faire des barbecues Ă  l’Est, promener son chien dans les 3 espaces dĂ©diĂ©s et participer Ă  des salons dont le fameux fashion Bread & Butter.

Que va devenir Tegel ? Son futur est incertain. L’objectif premier Ă©tait d’en faire une pĂ©pinière d’entreprises technico-Ă©cologiques mais pour le moment personne ne semble intĂ©ressĂ© pour acheter les bâtiments. La deuxième option serait d’y installer la Weddinger Beuth-Hochschule fĂĽr Technik. Pour l’instant les 460 hectares semblent donc destinĂ©s Ă  un abandon provisoire au milieu des lacs et des fĂ´rets, une « solution » qui couterait 4 Ă  5 millions d’euros par an !

Pleurons Tegel, cet aéroport si accessible comparé au campagnard Schönefeld et souhaitons-lui une aussi bonne reconversion que Tempelhof !

26 fév 2012

KitKatClub experience…

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Rien à voir avec la barre chocolatée, quoiqu’il y a peut être une relation avec les deux doigts. Il s’agit d’un club libertin de Berlin fondé par un ancien producteur de films porno. Il a voulu créer un lieu où tout est permis, cuir, chaînes, massage, nudisme, extravagance vestimentaire, sensualité, ménage à 3 ou plus, bulles de savon, tatouages corporels fluorescents… le tout sur fond d’excellente musique électro, Berlin oblige. Comme beaucoup j’étais curieuse de découvrir ce club réputé. J’ai osé pousser les portes.

A l’entrée tout semble normal. Les gens sont habillés, emmitouflés même dans leur manteau. Mais c’est après que cela se corse, on pénètre dans un véritable vestiaire. Tout le monde se déshabille pour vêtir sa lingerie en cuir, son déguisement de marin ou simplement rester nu. La règle est que les hommes doivent enlever au minimum le haut ou le bas et les femmes savoir se mettre en valeur. Jeans interdits ! Malgré mes efforts, mini jupe et décolleté, je reste l’une des plus habillées. A noter que la garde-robe est comprise dans le prix de l’entrée.

On s’aventure dans la première salle à l’ambiance feutrée. Un type nu calé dans un siège se fait plaisir tout seul. Au détour d’une table de massage se trouve le premier bar style contemporain rose et blanc. La jolie serveuse porte une robe ouverte à l’endroit stratégique. Sur les canapés et les poufs carrés les couples bavardent, rient, s’embrassent, se caressent. Au début un peu mal à l’aise on se laisse peu à peu aller dans cette atmosphère lascive.

Une baie vitrée donne sur la jolie piscine. Il s’y passe des choses pas catholiques et les chaises longues invitent à la détente. Il faudra y retourner en été pour en profiter pleinement.

Puis nous entrons dans la salle de danse où mixe un dj. Je suis surprise par la qualité du son. Sur un podium une créature ensorcelante danse hypnotisante. Un artiste en chaise roulante donne libre court à son imagination et peint la poitrine dévêtue d’une femme. La faune est diverse, vieux croûtons, jeunes déesses en string, homos aux beaux abdos, couples de tous âges. La piste est encore pleine mais se videra au fur et à mesure de la soirée au profit des fauteuils et sofas adjacents.

On passe sur le second dance floor d’une qualité de musique équivalente. C’est une véritable aire de jeux : une balançoire pour s’envoler avec son amoureux, des chaînes et des anneaux pour attacher sa proie de la soirée, des paillettes argentées qui tombent du ciel et nous rappellerons cette nuit lorsque des jours plus tard on les retrouvera toujours accrochées dans la dentelle de nos sous-vêtements.

En montant le petit escalier de fer en colimaçon on passe au niveau supérieur dans tous les sens du terme. Ce petit espace est dédié à la liberté des sexualités, chaise à étriers, profond canapé où s’ébattent tant d’amants que l’on ne peut les distinguer… simples voyeurs s’abstenir. Je redescends, je sors. Ce n’est pas vraiment mon monde mais j’ai passé une bonne soirée dans cette atmosphère électrique, érotique, un peu folle mais très respectueuse.

13 fév 2012

Marathon de Berlin

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Comme tous les marathons il fait 42 kilomètres et traverse la ville de Berlin . Depuis 1974 amateurs et professionnels de la course à pied défient les kilomètres. Ils étaient 286 coureurs de nations différentes lors de la première édition et en 2010 on dénombrait 40 963 participants originaires de 122 pays dont 21% de femmes. Le marathon de Berlin, contrairement à celui de Paris, fait partie du World Marathon Major qui regroupe 4 autres courses : Boston, New York, Londres et Chicago.

Source : www.bmw-berlin-marathon.com

 

En 2011 le record du Monde est battu par le kenyanais Patrick Makau qui court les 42 kilomètres en 2h, 05 minutes et 8 secondes.

En 1975 un couple gagne le marathon ! Ralf Bochröder pour les hommes et Kristin Bochröder chez les femmes.

En 1981 le parcours du marathon quitte la forêt de Grünewald et traverse pour la première fois Berlin Ouest.

En 1989 est lancé le mini marathon long de 4 km pour les enfants. 785 écoliers chaussent leur baskets.

Le 30 septembre 1990, 3 jours avant la réunification de l’Allemagne, les coureurs franchissent la porte de Brandenbourg pour la première fois dans l’histoire du marathon de Berlin. C’est d’ailleurs une ancienne allemande de l’Est qui remporte la victoire chez les femmes en 2h et 28 minutes.

Le marathon est aussi ouvert aux adeptes du roller depuis 1997 et aux personnes en chaise roulante depuis 1981.

L’édition 2012 est déjà programmée. Vous avez jusqu’au 30 septembre pour vous entrainer à parcourir les fameux 42 kilomètres.

13 jan 2012

Dimanche soir dans un bar clandestin

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Les bars illégaux étaient légions dans le Berlin des années 80, en particulier dans le quartier de Mitte. Aujourd’hui il y en a beaucoup moins. Mais avec beaucoup de chance on peut en entendre parler et se voir confier l’adresse.

L’ami d’un ami à un ami nous a emmené dans l’un d’eux.

Dans le quartier de Rosa Luxemburg Platz, une rue, un porche, un numéro et un panneau d’entrée. On sonne à l’un des noms, la porte est déverrouillée. On pénètre dans une cour sombre et l’on se dirige vers une entrée à gauche. Au deuxième étage la porte de gauche est entrouverte, un rai de lumière et de musique filtre.

On entre dans un petit appartement, cuisine, toilettes et surtout une salle de20 mètre carré dans lequel trône le bar. Tous les dimanche à 19h il y a un concert, plutôt de la musique « expérimentale » qu’elle soit produite avec des ordinateurs ou des trompettes.

Une petite douzaine de personnes est assise sur des chaises ou par-terre. Le bouche à oreille est le maître mot pour qui veut venir.

 

Le décor est digne d’un squat d’artistes : abat-jour réalisé avec des gobelets en plastique, figurines peintes, fausse coupole en plastique et sculptures sortant des murs.

Ce bar sans nom existe depuis 6 ans mais c’est bien la seule information que me donne le tenancier. Il me dit que l’histoire de ce lieu est propre à chacun, à nous d’imaginer l’histoire qui nous plaît. D’après le secret barman, Napoléon se serait réfugié ici et aurait constitué un ménage à trois avec deux femmes… Les français sont vraiment partout à Berlin !

PS : Désolée pour la qualité de la photo, mon appareil n’avait évidemment plus de batterie. Tant pis elle reflète l’ambiance musicale et alambiquée de ce bar secret.

30 déc 2011

Zoo de Berlin, une saga sauvage

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Le Zoo de Berlin est le plus ancien d’Allemagne et fut fondé sous l’impulsion du jardinier Lenné, du chercheur Hinrich Lichtenstein et de l’explorateur naturaliste Alexander von Humboldt. Après 3 ans de travaux le zoo ouvrit ses portes en 1844 dans le Tiergarten. C’est le roi de Prusse, Frédéric-Guillaume IV, qui offrit ses premiers animaux au Zoo. Son prédécesseur avait déjà aménagé un jardin zoologique sur l’île aux Paons au milieu du lac de Wansee et laissait quelques fois le public y accéder.

Pendant la guerre le zoo fut totalement détruit, seuls 91 animaux survécurent.

En 1955, à l’époque de la séparation de l’Allemagne en deux états, un zoo fut créé à Berlin Est, le Tierpark.
Aujourd’hui les deux zoo travaillent ensemble et sont gérés par un seul directeur.

Le Zoo de Berlin est l’un des plus grands au monde en terme de diversitĂ© (1554 espèces) et de nombre d’animaux (17 134 en 2010). Il abrite beaucoup d’espèces menacĂ©es d’extinction. C’est par exemple le cas du panda gĂ©ant, emblème de l’association WWF, que l’on trouve dans les montagnes du Sichuan. Dans les annĂ©es 70 la Chine a offert des pandas Ă  quelques pays mais leur entretien est onĂ©reux et leur reproduction difficile car les femelles ne sont en chaleur que quelques jours par an. Aujourd’hui seuls une dizaine de zoo en dehors de la Chine en possède un. Read the rest of this entry »

5 déc 2011

Le Klub der Republik, la fin d’une ère ?

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Vendredi dernier la rumeur m’est enfin parvenue. Un habituĂ© et un serveur du fameux bar et club m’ont annoncĂ© que le Klub der Republik allait bientĂ´t fermer ses portes, certainement dĂ©but 2012.

A Berlin on a l’habitude de ces endroits qui s’Ă©teignent Ă  cause d’un voisinage devenu trop sage, trop familial et donc allergique aux basses. La rĂ©novation des bâtiments de la rue se rapproche aussi dangereusement. L’immeuble mitoyen aux murs sombres et lugubres aura bientĂ´t droit Ă  son lifting colorĂ©, vers pomme ou rose provençal…

Ce n’est pas que le Klub der Republik (KDR pour les intimes) faisait parti de mon top 5 des clubs berlinois mais c’est l’un des derniers lieux oĂą l’on peut sortir Ă  Prenzlauer Berg, quand on a la flemme de franchir les frontière de son Kiez.

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7 nov 2011

Benchmark des lacs : Schlachtensee

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Et pourquoi ne pas parler des lacs berlinois en automne. La lumière est de plus en plus faible mais les arbres offrent leurs plus belles couleurs.

Cet Ă©tĂ© je suis enfin allĂ©e au lac Schlachtensee. On m’en avait parlĂ© comme Ă©tant le plus beau lac de Berlin. Et c’est vrai que ce fut une belle surprise. Il est facilement accessible par le S-Bahn du mĂŞme nom ce qui ne gâche rien et offre une belle balade. On peut peut faire le tour d’environ 6 km en une heure. L’eau est magnifique et propre. Il y a quelques petites plages naturelles mais souvent bondĂ©es. C’est pourquoi je me suis rapidement dit que j’y retournerai en automne. Il m’a semblĂ© que le lac Ă©tait propice aux promenades romantiques et bucoliques, emmitouflĂ© sous un bonnet et une Ă©charpe.

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21 sept 2011

Panorama allemand des séjours linguistiques

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Selon une rĂ©cente Ă©tude de la Swiss Association of Language Travel Agents en 2010, l’anglais est la langue la plus populaire et apprise lors d’un voyage linguistique. L’ Angleterre et les États-Unis sont les destinations favorites des voyageurs pour perfectionner une langue utilisĂ©e dans le monde entier.

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22 août 2011

Le Berghain pour les nuls

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D’accord, je ne suis ni une clubbeuse ni une pro de l’électro et le Berghain est loin d’être le club le plus secret de Berlin, bien au contraire ! Toutefois j’ai envie de parler de ce lieu hors du commun tant par ses murs, sa faune et sa musique que par l’ambiance restée tout à fait berlinoise malgré les assauts des touristes.

Au milieu d’une friche industrielle près de Ostbahnhof une ancienne centrale électrique. Vous entendez les battements de la musique dans les rues vides et sombres entourées d’HLM. En suivant le son vous arrivez devant le haut bâtiment gris plein de tags. A un étage la lumière change de couleur, les vitres vibrent, les gens sont dans un autre monde. A la fois excité mais un peu apeuré vous aussi vous voulez être transporté.

Comme dans tous les clubs berlinois il y a certaines règles à respecter pour espérer pouvoir y entrer. Contrairement à Paris, sortir sa robe de soirée, son jean de marque et ses Louboutins vous sera fatal. Le problème, c’est que les codes sont totalement subjectifs, variables et secrets. Je ne peux que vous donner quelques conseils pour éviter d’être d’office jeté :

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1 août 2011

Funeste station balnéaire

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Je fais pour une fois exception Ă  la règle en vous parlant d’un lieu abandonnĂ© qui ne se trouve pas Ă  Berlin. J’Ă©tais partie sur l’Ă®le de RĂĽgen situĂ© au Nord de l’Allemagne, non pas dans l’optique d’explorations illĂ©gales mais simplement pour bronzer gentiment sur la plage.

L’une de mes amies m’avait bien parlĂ© de vagues Ă©difices abandonnĂ©s mais lorsque nous fĂ®mes faces au long serpent gris bĂ©tonnĂ© dissimulĂ© derrière les arbres de la baie, je dois avouer que je fus impressionnĂ©e.

Heureusement cachĂ© de la plage par une bande de vĂ©gĂ©tation, le bâtiment s’allonge sur environ 4 km. Ce prototype d’ HLM sans fin qui borde la cĂ´te est une station balnĂ©aire conçue par les nazis jamais terminĂ©e et qui n’accueillit aucun vacancier.

L’organisation nazie KdF Ă©tait une sorte d’agence de voyages gĂ©ante qui encadrait les loisirs du peuple. C’est elle qui fut Ă  l’origine du projet de station balnĂ©aire Ă  Prora qui devaient accueillir 20 000 vacanciers ! Sous couvert de proposer des vacances Ă  moindre coĂ»t aux ouvriers, la volontĂ© de l’organisation KdF Ă©tait de rallier le peuple Ă  leur idĂ©ologie et de les prĂ©parer Ă  la guerre.

Au printemps 1936 la première pierre est posée. Mais la guerre stoppe les travaux et les parties déjà aménagées accueillent un hôpital militaire. Prévoyant, Hitler avait demandé dès 1936 que le site de Prora puisse être utilisé à des fins militaires. Des prisonniers de guerre sont forcés de travailler à la reprise de la construction des immeubles et vivent dans des conditions épouvantables. A partir de 1943 les allemands sinistrés par les bombardements occupent aussi les lieux.

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28 juil 2011

Du berlinois Ă  l’allemand en passant par le français

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Hier soir je me baladais avec un ami allemand dans la Schönhauser Allee. Un groupe de jeunes berlinois nous aborde pour nous demander où se trouve le Soda Club. Je vous jure, je n’y suis jamais allée mais je sais que c’est dans la Kuturbraurei. Je leur indique donc le chemin muni de mon plus bel accent français. Pas de doute ils étaient sous le charme. L’une des filles me dit « das ist so sexy, Merci ! ». Mhh merci à toi je le prends comme un compliment.

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5 juil 2011

Dernière danse à la Ballhaus Grünau

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Une salle de bal, un hĂ´tel, un restaurant, un biergarten et mĂŞme une piscine paraĂ®t-il, voici ce qui constituait la Rivieira de GrĂĽnau… PlacĂ©s idĂ©alement au bord de l’eau les lieux furent adoptĂ©s par les badauds du dimanche dès 1895. Une palmeraie y fut plantĂ©e puis peu Ă  peu des bâtiments construits pour accueillir concerts et soirĂ©es dansantes.

Dans les années 80 la Ballhaus se transforma en discothèque et devait démontrer aux pays capitalistes qu’à l’Est aussi on savait s’amusait en toute liberté. La salle était ouverte à tous, ouvriers et fermiers compris.

Difficile de s’imaginer ces années de fastes face aux bâtiments presque en ruines et au jardin dans lequel la nature a repris ses droits. Le lierre a ceinturé les lampadaires et les herbes folles les façades.

 

 

 

 

Une grande brèche dans la clôture entourant le parc permet de s’y faufiler. Lasses d’attendre que les promeneurs du dimanche quittent leur banc placé en face de l’ouverture, nous entrons sans gêne.

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25 juin 2011

Un robot Ă  Mauerpark

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Non il n’y a pas que le KaraokĂ© et le marchĂ© aux puces le dimanche Ă  Mauerpark ! Un robot est parfois lĂ  pour mettre l’ambiance comme vous pourrez le voir sur cette vidĂ©o (cliquez sur l’image).

L’inventeur de ce robot facĂ©tieux s’appelle Kolja Kvgler. Ce berlinois d’origine fit partie dans les annĂ©es 90 du Mutoid Waste Company, un groupe d’artistes dont l’objectif est de transformer et redonner une autre vie aux dĂ©chets. Ils se firent connaĂ®tre grâce aux sculptures gĂ©antes et extravagantes qu’ils crĂ©aient Ă  partir de matĂ©riaux rĂ©cupĂ©rĂ©s et de carcasses de voitures.

Kolja Kvgler voyage et  expose ses créations à travers le monde. Si vous passez à Mauerpark un dimanche, jetez un œil à coté du bar Schönes Wetter, vous y ferez peut être sa rencontre et pourrez admirer les rouages incroyables de son robot !

Pour dĂ©couvrir d’autres travaux de Kolja Kvgler cliquez ici.

16 juin 2011

Escapade entre Babelsberg et Wannsee

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Les beaux jours sont lĂ , profitons-en car on ne sait jamais quand se termine l’étĂ©. Je vous propose donc une petite ballade Ă  vĂ©lo dans la banlieue proche de Berlin. Si vous n’êtes pas encore un vrai berlinois c’est Ă  dire que vous n’avez pas trouvĂ© votre vĂ©lo-sĹ“ur, vous pouvez en louer. Pour ma part je vous conseille Lila Bikes Ă  Prenzlauer Berg (8 € les 24 heures, 5€ dès le deuxième jour – Schönhauser Allee 41). Attention ne jouer pas les lève-tards, les vĂ©los partent vite. Si vous avez d’autres bonnes adresses, n’hĂ©sitez pas Ă  les partager !

Ensuite on prend le S-Bahn muni (ou pas) d’un tickets pour son vélo et sois-même. J’ai souvent fait le trajet dans le sens Babelsberg-Wansee et la seule fois où j’ai opté pour le sens inverse je me suis perdue… Toutefois c’est la direction la plus logique pour éviter les sens interdits. Je vais donc vous relater l’itinéraire dans le sens Wannsee-Babelsberg.

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17 mai 2011

Portes ouvertes à l’ambassade d’Irak

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En tant que capitale de la RDA, Berlin continua d’accueillir des ambassades même après la guerre. Que sont devenus ces bâtiments officiels ? La plupart des pays ont transféré leur ambassade de Bonn (capitale de la RFA) dans leurs locaux de Berlin. Ce ne fut pas le cas pour l’ambassade d’Irak qui fut laissée à l’abandon et gît maintenant à la merci des chasseurs de souvenirs.
Photos : Chrismo


Irak et RDA, les liaisons dangereuses

Perdu au milieu d’une zone pavillonnaire de Pankow se dresse une construction typique de l’architecture soviétique des années 70 avec ses formes carrées et ses murs en dalles préfabriquées. Il s’agit de l’ancienne ambassade d’Irak en RDA. Les deux pays avaient des relations privilégiées puisque l’Irak fut le premier pays non communiste officiellement reconnu par la RDA. Le président allemand de l’époque, Erich Honecker, fut d’ailleurs invité à Bagdad par Saddam Hussein. La RDA était un pied à terre confortable pour le régime irakien qui pouvaient s’instruire sur les technologies et techniques allemandes tout en ayant un accès direct vers l’Europe de l’Ouest via Checkpoint Charlie. Deux irakiens proches du premier secrétaire de l’Ambassade furent arrêtés en 1980 à Berlin Ouest en possession d’explosifs. Ils ne furent finalement pas inquiétés pour ce qui semblait néanmoins être la préparation d’un attentat !

Visite non officielle

Mais revenons-en à notre ambassade endormie au milieu de son jardin boisé. A l’intérieur du bâtiment le chaos. L’ambassade aurait-elle été victime d’un attentat ? Non, les murs noircis sont le résultat d’un incendie survenu quelques mois après l’abandon de l’édifice. Quant aux documents qui tapissent le sol, ils sont le signe du départ précipité des occupants. La raison de l’abandon du bâtiment en janvier 1991 n’est pas claire. Le personnel aurait été rappelé à cause de la guerre en Irak.

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15 mai 2011

Le Prater Theater créé le buzz

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Le discret Prater Theater, annexe de la VolksbĂĽhne, fait son show sur la Kastanienallee.

Une mystĂ©rieuse construction noire cache des performances tous les week-ends. Il faut prendre son courage Ă  deux main pour entrer dans le sombre cube et dĂ©couvrir ce qui s’y produit. A la manière d’un train fantĂ´me on regarde Ă  travers des fenĂŞtres un monde Ă©trange : films plutĂ´t violents, voix inhumaines, acteurs masquĂ©s dĂ©filant Ă  la manière d’automates, musiques terrorisantes…

Impossible d’avoir des explications, chacun y verra ce qu’il voudra. Prochaine pièce de théâtre annoncĂ©e ? « Nazi Park ».

VolksbĂĽhne im Prater
Kastanienallee 7-9
U-Bahn Eberswalderstrasse

8 mai 2011

Accident au C/O

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Le C/O Berlin fait parler de lui en mettant en scène un accident devant ses portes :

Le C/O prĂ©sente des expos photos toute l’annĂ©e mettant Ă  l’honneur des photographes de tout poil. A cotĂ© des stars de la photo (Peter Lindbergh, journalistes de guerre de l’agence Magnum, Robert Mapplethorpe…), on dĂ©couvre aussi les travaux de photographes prometteurs au rez de chaussĂ©e.

La nouvelle exposition prĂ©sente Fritz Eschen qui photographia Berlin sous les dĂ©combres Ă  la sortie de la guerre. Amateurs d’Histoire, prĂ©cipitez-vous pour dĂ©couvrir des photos d’une grande valeur historique.

2 mai 2011

A la conquĂŞte de la colline du diable

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Déjà la troisième fois que je tentais d’entrer dans l’ancien observatoire américain de Teufelsberg. La première fois j’étais seule et trop débutante dans l’exploration pour oser entrer. La deuxième fois, munie d’une amie, j’étais prête. Mais le secteur était envahi par des vigiles qui réparaient la clôture. Cette fois-ci j’étais de nouveau seule à partir à l’aventure mais je trouvais immédiatement une brèche et me faufilais sans problème.

Teufelsberg (montagne du diable) a une histoire à la hauteur de son nom. Cet espace au milieu de la forêt de Grünewald abrita d’abord une université nazie construite par Albert Speer lui-même. Les alliés tentèrent de la détruire avec des explosifs mais la structure résista. Il fut alors décidé de l’ensevelir sous des gravats de la guerre. Ainsi fut formée la plus haute colline de Berlin.

Une station de ski fut construite mais aussi une mystérieuse base américaine. En temps de guerre froide un tel promontoire était idéal pour ériger un observatoire et espionner l’ennemi. Ainsi de 1957 à 1991 la NSA (sécurité nationale américaine) occupa Teufelsberg. Le terrain fut acheté en 1998 à la ville de Berlin par une société d’investissement qui avait pour projet d’y construire un hôtel, des logements et même un musée de l’espionnage. Mais les écolos eurent raison du projet et l’espace fut totalement laissé à l’abandon à partir des années 2000.

J’entre donc sur le terrain le cœur battant.

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20 mar 2011

L’allemand en dehors de l’Allemagne

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Vous êtes peut être venu dans la capitale allemande pour apprendre l’allemand et suivre des cours d’allemand à Berlin. Mais savez-vous que vous pouvez apprendre la langue de Goethe dans de nombreux autres pays ?
Vous pourriez par exemple opter pour l’Autriche et ses villes à l’architecture meringuée, Vienne en tête sans oublier Graz, Salzburg et Innsbruck pour les amateurs de ski.

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24 nov 2010

Un parc d’attraction abandonnĂ©

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Deuxième incursion dans les lieux abandonnés berlinois, le Spreepark !

Créé en 1969, c’Ă©tait le seul parc d’attraction permanent de Berlin (Est et Ouest confondu). SituĂ© en RDA, Ă  cotĂ© du Treptower Park et le long de la Spree il faisait les beaux jours des Ossies, les Berlinois de l’Est.

GĂ©rĂ© par un arnaqueur, Norbert Witte, le parc fit faillite et fut abandonnĂ© en 2001. Le gĂ©rant s’ enfuit en 2002 au PĂ©rou. Il emporta dans ses poches pas moins de 6 attractions, faisant croire aux autoritĂ©s qu’il allait les faire rĂ©parer ! Il Ă©choua dans la crĂ©ation d’un nouveau parc d’attraction Ă  Lima et se recycla dans la drogue. Ce ne fut pas non plus un succès : Norbert Witte et son fils terminèrent en prison.

Mais revenons Ă  ce parc qui, mĂŞme dĂ©lestĂ© de certaines attractions, vaut le coup d’Ĺ“il.  Les plus prudents pourront apercevoir les manèges sans passer par-dessus les barrières, simplement en suivant  le chemin situĂ© entre le parc et la Spree.

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15 nov 2010

Urgences dans les bois

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Berlin est truffĂ© de vieux bâtiments qui ont Ă©tĂ© abandonnĂ©s du jour au lendemain. J’ai dĂ©cidĂ© de faire un tour dans ces lieux insolites dont certains ont conservĂ© le mĂŞme Ă©tat que le jour oĂą ils ont Ă©tĂ© dĂ©laissĂ©s.

 

 

 

 

Première visite, celle de l’hĂ´pital de Beelitz.  Cette ville situĂ©e Ă  18 km au sud de Potsdam est connu pour son ensemble hospitalier construit au milieu de la forĂŞt et plus ou moins abandonnĂ© depuis 1995.

 

 

 

 

L’hĂ´pital est au dĂ©part un sanatorium construit en 1898. A partir de la première guerre mondiale il devient un hĂ´pital militaire. Aujourd’hui certains bâtiments sont rĂ©habilitĂ©s et de nouveaux utilisĂ©s Ă  des fins mĂ©dicales. D’autres ont Ă©tĂ© très endommagĂ©s pendant la guerre et leurs accès sont protĂ©gĂ© par des barrières. La plupart se dĂ©labre, les toits tombent en miette, les sols s’effondrent…bref c’est dangereux de s’y ballader, en particulier la nuit. Il y a d’ailleurs eu plusieurs chutes mortelles ! C’est pour ces raisons que les bâtiments sont condamnĂ©s. Mais les amateurs de sensations fortes ne peuvent rĂ©sister et on trouve toujours une ouverture pour entrer.

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28 oct 2010

Un Opéra au Bode Museum

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Plutôt que d’investir dans un décor antique, Christoph Hagel, le metteur en scène de l’opéra Titus a choisi d’investir un musée d’art antique, le Bode Museum.

Situé sur l’île des musées, le Bode Museum a réouvert ses portes en 2006 après 7 ans de travaux et abrite une collection d’art byzantin, des sculptures et le cabinet des médailles.

Le spectacle commence dès le hall d’accueil à la grande surprise des spectateurs qui attendent que les portes de la salle de spectacle s’ouvrent : La lumière s’éteint, des projections apparaissent sous la coupole, la biographie de Titus défile sur les murs et l’orchestre commence à jouer.

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24 oct 2010

Couleurs sur le trottoir

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Ici on s’habille comme on veut et c’est tant mieux ! MĂŞme les hommes peuvent porter des pantalons colorĂ©s. Les filles, vous en pensez quoi ? Messieurs, prĂŞts Ă  investir dans la couleur ?

17 oct 2010

Bière, Coca et Ping Pong

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Certe, le temps n’est pas toujours au beau fixe Ă  Berlin. Qu’importe, on continue Ă  profiter de la vie et les activitĂ©s d’extĂ©rieur sont transfĂ©rĂ©es…dans les bars !

Ainsi, les fans de ping pong ne se trouvent jamais dépourvus. Des tables sont à disposition dans tous les espaces verts de la ville. Et si les conditions de jeu deviennent trop difficiles, direction Dr Pong, Zapata et autres bars qui offrent à leurs clients une table de ping pong et des raquettes.

J’ai testĂ© Dr Pong. Sans nom sur la devanture, dissimulĂ© derrière une vitre crasseuse, il faut chercher l’entrĂ©e de ce petit bar.
Une pièce dont la superficie est presque entièrement occupĂ©e par la table de ping pong, un nĂ©on qui diffuse une lumière blafarde ambiance salle de billard enfumĂ©, des bancs le long des murs, un bar et un petit espace au fond avec fauteuils pour ceux qui rechignent Ă  toute activitĂ© sportive…le dĂ©cor est plantĂ©.

Difficile de voir la balle avec cet éclairage

On obtient une raquette plus ou moins usĂ©e contre 5 € de caution. Puis c’est parti pour une tournante. Comme au collège on se met les uns derrière les autres autour de la table. Si le nombre de participants excède la trentaine, trouver sa place devient un peu difficile. Mais très vite les Ă©liminĂ©s retournent s’assoir sur les bancs et se consolent avec une bière.

En attendant son tour on discute avec son voisin. Certains diront qu’il y a beaucoup de Français chez Dr Pong. Possible,  mais les hispanophones ne sont pas en reste et on tombe parfois sur des Allemands, de vraies terreurs en ping pong !

Par hasard je me suis retrouvĂ©e en finale. Je n’ai pas vraiment saisi les règles. Il semble que les deux finalistes jouent ensemble jusqu’Ă  ce que l’un d’eux en ait marre. Puis c’est reparti pour un tour avec tous les clients du bar !

Un conseil : Ne vous asseyez pas aux extrĂ©mitĂ©s de la table derrière les joueurs, vous risqueriez de vous retrouvez avec une balle dans votre coca, voire Ă  la place d’un Ĺ“il !

Dr. Pong
Eberswalder Strasse 21
Prenzlauer Berg

Du lundi au samedi Ă  partir de 20h
Le dimanche Ă  partir de 18h

3 oct 2010

Une pause au Tadschikische Teestube

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Voici un salon de thé bien caché. Sur Unter den Linden, au premier étage d’un hôtel particulier, au bout d’un tapis rouge et au détour d’un couloir, des paires de chaussures couvrent le sol. Car oui, pour vraiment savourer un thé il faut être en chaussettes !

Par chance il reste des places libres. Le salon est souvent complet, il est conseillé de réserver le week-end. Le serveur brésilien nous installe sur de petits coussins autour d’une table basse que nous partageons avec d’autres convives. La pièce est petite et chaude, le plafond en bois magnifique taillé et l’ambiance feutrée. Après une longue promenade dans les rues froides de Berlin, venir dans ce salon de thé est risqué car l’on si sent si bien que l’on pourrait y faire une sieste.

La carte propose un grand choix de thés mais aussi des gâteaux, des salades et pour ceux qui ne peuvent s’en passer, de la bière. Le service est un peu lent car le charmant serveur officie seul et doit faire des aller retour jusqu’à la cuisine un peu éloignée tout en zigzaguant entre les clients.

L’attente vaut le coup. Jolies théières, petits gâteaux et variétés de sucre arrivent sur un joli plateau. Les bougies sont allumées, il est temps de savourer.

Am Festungsgraben 1
10117 Berlin
Du lundi au vendredi de 17h Ă  00h
Le week-end de 15h Ă  00h

27 sept 2010

Il faut sauver Tacheles

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Tacheles est un lieu connu de tous les Berlinois. C’est un bâtiment construit en 1909 et qui abrita successivement le grand magasin Passage, des bureaux AEG, le siège du front du Travail pendant la guerre puis un centre culturel au temps de la RDA. Quelques mois après la chute du mur, des squatters investirent l’édifice. Aujourd’hui les touristes gravissent les escaliers tagués à la douce odeur d’urine et visitent les ateliers d’artistes allemands, italiens, mexicains, tchèques…

Ces derniers payent un loyer symbolique à la HSH Nordbank, propriétaire des lieux. Mais la banque souhaite maintenant revendre le bâtiment. Bien que Tacheles soit devenu un lieu touristique, c’est un symbole du Berlin alternatif qui risque de disparaître.

Une manifestation a été organisée le 20 septembre dans les rues de Berlin, de Tacheles jusqu’au siège de la HSH Nordbank. A ma grande surprise, il y a avait à peine une centaine de personnes. Evidemment il était difficile de mobiliser les troupes en manifestant un lundi à 14h. Les Allemands sont moins bien organisés que les Français qui ont leur jeudi réservé pour ce genre d’événement.

Il y eut beaucoup plus de participants lors de la soirée de soutien à Tacheles samedi dernier. De nombreuses salles habituellement fermées étaient ouvertes. Il y avait de la musique à tous les étages et une faune diverse, du touriste à l’artiste peintre en passant par le Berlinois branché.

©Tacheles

Tous les ans, de nombreux lieux berlinois sont menacés de disparition grâce aux spéculateurs. Bien que la plupart de ces bâtiments soit férocement défendue et résiste aux riches investisseurs étrangers, on peut se demander si l’âge d’or berlinois n’arrive pas à son terme.

24 sept 2010

Jamais sans mon vélo

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Ce n’est un secret pour personne, les Berlinois sont accrocs Ă  leur vĂ©lo. MĂŞme quand ils profitent des derniers rayons de soleil de l’annĂ©e, c’est en compagnie de leur ami Ă  roues.

J’ai moi-mĂŞme dĂ©veloppĂ© pour mon vĂ©lo de grands sentiments que j’ai dĂ©couverts lors d’une mĂ©saventure. J’avais accrochĂ© mon prĂ©cieux moyen de transport Ă  une rambarde. Or quand je voulus ouvrir le cadenas de mon anti-vol, ce fut impossible. Ma clĂ© ne parvenait pas Ă  tourner dans la serrure. Au bout de 10 minutes d’essais infructueux je dus trouver une solution radicale.
Par chance, j’avais repĂ©rĂ© un magasin d’outillages dans le quartier. Utilisant pour une fois mes deux jambes, je parvins Ă  la boutique et expliquais ma situation dĂ©sespĂ©rĂ©e. Devant mon dĂ©sarroi les sympathiques vendeurs me proposèrent de sectionner mon anti-vol. Je courais chercher mon vĂ©lo et pensais soudain que je ne pourrai pas le ramener puisqu’il Ă©tait fixement amarrĂ© Ă  un poteau. Je repris donc ma course dans le sens inverse. Un des vendeurs me tendis gentiment une pince. Ainsi devant tous les passants je coupais mon anti-vol. Personne ne rĂ©agit et je revins sans menottes rendre la pince.


Aurai-je trouvé une nouvelle vocation pour les fins de mois difficiles ?

18 sept 2010

Passer à la télé en Allemagne et en France

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Grâce aux bons plans d’un de mes collègues, j’ai pu assister deux soirs de suite au tournage de deux émissions d’ARTE, « Arte Lounge ». Il suffit d’envoyer un mail (arte-lounge@studio-tv-film.de) et vous pouvez entrer gratuitement.

L’objectif de l’émission est de se faire rencontrer des artistes de style et de nationalitĂ©s diffĂ©rents. Ainsi les musiciens de piano croisent ceux de mandoline, des acteurs comiques nous font rire sans parler, les rappeurs succèdent aux chanteuses lyriques… Quels que soient vos goĂ»ts, vous trouverez forcĂ©ment votre bonheur pendant la soirĂ©e et dĂ©couvrirez des arts inconnus. A la fin de l’émission, les diffĂ©rents artistes se retrouvent et nous offrent un morceau de musique unique et original. Pour vous donner une idĂ©e, voici la bande annonce d’une Ă©mission passĂ©e :

L’ambiance est très détendue, beaucoup plus que le tournage des émissions en France. Il est facile d’approcher les artistes. C’est le bon endroit pour avoir un autographe de ZAZ ou Féfé (ex membre du Saïan Supa Crew). En plus c’était le club Maria am Ostbahnof qui accueillait les caméras de l’émission, l’occasion de (re)découvrir cette salle version lounge !

14 sept 2010

Plötzensee et le cas des FKK

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Des sĂ©jours successifs loin de Berlin m’ont empĂŞchĂ© d’ y faire de nouvelles dĂ©couvertes. J’attendais le retour du soleil pour vous parler du lac Plötzensee, mais arrivĂ© mi septembre j’ai perdu espoir. Conservez l’adresse pour l’Ă©tĂ© prochain !

Le lac dispose d’une plage amĂ©nagĂ©e payante. Mais Ă©tant accompagnĂ© d’un vrai berlinois, nous avons posĂ© nos serviettes sur la berge opposĂ©e, gratuite mais interdite.
Le lac est tout en longueur. On peut donc le traverser facilement à la nage et arriver sur la plage payante en toute illégalité. Les barques croisent les familles de canards, les chiens font des longueurs et les nudistes gâchent les photos.


Et oui, les FKK (Frei Korper Kultur = culture du corps libre) sont partout en Allemagne. Les plages ont toujours une partie qui leur est rĂ©servĂ©e de mĂŞme que les parcs et les piscines. Ainsi par exemple, le samedi et le dimanche, la piscine de Neukölln est rĂ©servĂ©e aux nudistes. Et voilĂ  comment l’on fait des Ă©conomies en habillement !

31 août 2010

Se perdre dans un flou artistique

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Au 1 de la rue Markgrafendamm, si vous entrez dans le salon Zur Wilden Renate, vous trouverez un labyrinthe. Une jeune femme vous propose d’y entrer. Moyennant 10 euros elle vous tend un ticket et une pièce. Assis dans un fauteuil de velours vert, vous attendez votre tour.

Un par un les candidats disparaissent dans l’obscurité, au fond d’une salle. Il faut tenter l’expérience seul, se mesurer au dédale obscure et inquiétant. Ne buvez pas d’alcool avant d’entrer, il faut garder toutes ses facultés. Enfin votre tour vient. La femme vous mène par la main, la pièce dans votre paume. Elle pousse une grande porte derrière laquelle se trouve ce qui semble être un mur. Vous êtes seul. Il y a une fente dans laquelle vous insérez la pièce restée dans votre main. Poussez et le mur s’ouvre…

Rouge, noire, verte…Cris, craquement, crépitement…peintures, sculptures, objets dans des vitrines…échelles, toboggans, cordes…debout, à genoux, sur la pointe des pieds… vous vous frayez un chemin.

Soudain une main et un visage. Non ce n’est pas le Minotaure mais un autre égaré, qui comme vous cherche la sortie. Au début angoissant, votre voyage devient de plus en plus ludique à mesure que vous progressez dans les salles au décor artistique.

Prenez le temps de dĂ©couvrir et de vous amusez. Avec un peu de chance vous ne trouverez pas l’issue…

28 août 2010

Une baignade au bout de la nuit

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Le Badeschiff n’est pas seulement une piscine, une plage et des chaises longues. C’est aussi un bar, une boite et un cinéma. On m’avait dit que dès 11 heures du matin, il n’y aurait plus de place pour poser sa serviette.

Après 11h...

Il a donc fallu prendre des mesures drastiques et s’y rendre dès l’ouverture. Mais vous vous voyez, vous, vous levez à 7h du mat un samedi ? J’ai trouvé le compromis. Après une série de soirées vendredesques ( Bar 25, Oststrand, Rosi’s, August Fengler) il fut décidé d’aller se baigner.

Après un trajet en S-Bahn où il a fallu rester éveillé et une petite marche dans le Berlin endormi nous voici au Badeshiff. L’entrée est à 4 euros. Mais comme nous sommes jeunes, nous passons sans rien demander pour des étudiants et l’on profite du tarif réduit.

A nous la plage, les transats libres, la piscine vide de nageurs. La douche glaciale finit de nous réveiller. L’eau de la piscine est tout aussi froide mais quel plaisir d’y plonger la tête. Le bassin étant sur la Spree on peut nager au rythme des canards.

Ensuite on profite du doux soleil matinal en s’allongeant dans les immenses transats blancs. Le DJ n’est pas encore là mais cet après-midi la musique envahira la plage. En attendant le sommeil remporte la victoire. Tant pis on aura profité de notre samedi matin.

24 août 2010

Benchmark des lacs de Berlin – Ă©pisode 1

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Avec le retour à temps partiel du soleil je peux enfin vous parler des lacs que j’ai « testés ». En effet, Berlin n’est pas une ville entourée de banlieues grisâtres mais au contraire de forêts et de lacs. Ces derniers sont idéaux pour la baignade.

Le premier lac de ma liste est celui de Jungfernheide, au milieu de la forĂŞt du mĂŞme nom, Ă  deux pas de Charlottenburg. Il a Ă©tĂ© amĂ©nagĂ© par Siemens pour ses employĂ©s dans les annĂ©es 20. Pour s’y rendre, mieux vaut ĂŞtre en voiture ou en vĂ©lo.


L’entrée est à 2,50 euros à partir de 17h30 et 4 euros avant. Il y a une plage de sable, un bar où l’on pet aussi se restaurer, des toilettes et des vestiaires. Le lac est joliment entouré de forêt. Il est très agréable de s’y baigner et l’on ne risque pas de se prendre les pieds du voisin dans la figure.


Mon conseil : Venez en fin de journée ! Vous pourrez admirer le coucher du soleil et surtout Boris le plagiste qui ratisse le sable en maillot de bain rouge, façon Alerte à Malibu.



Après toutes ces émotions, pourquoi ne pas aller se balader dans le parc de Jungfernheide ? Il y a une autre plage où l’on n’est pas censé se baigner, une tourelle où l’on vend des Kebabs et surtout plusieurs parcours d’accrobranche. Vous bénéficiez d’une réduction de 50 centimes (sur 13 euros pour une entrée adulte) si vous avez un ticket de la plage.

Prochain Ă©pisode : Plötzensee ou l’armĂ©e des FKK…

20 août 2010

Les Trabants venues du ciel

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Après les chaussures, voici une suspension bien plus originale, celle des Trabants ! Et lĂ  je n’ai pas trouvĂ© d’explication.

Peut ĂŞtre les restes d’un concert de U2 ? Le groupe de rock avaient accrochĂ© des Trabants lors d’une de ces tournĂ©es.

Cette voiture emblĂ©matique de la RDA avait commencĂ© sa carrière en 1958. RĂ©putĂ©e incassable mais très polluante, il fallait parfois attendre 10 ans après l’avoir commandĂ©e pour la recevoir. Elle termina sa carrière Ă  la chute du mur.

Peinture East Side Gallery (Mur de Berlin)

Aujourd’hui les Trabants ont quasiment disparues et sont devenues des icĂ´nes. Pour les nostalgiques de la petite voiture, il est toujours possible de faire un tour de Berlin dans son habitacle. Une sociĂ©tĂ© organise des circuits en Trabant.

Qui sait combien de temps ces Trabants resteront suspendues ? Pour les voir, rendez vous derrière la Nordbahnhof, dans la rue Julie Wolfthorn. Et si vous avez des informations sur cette drĂ´le d’exposition, n’hĂ©sitez pas Ă  les communiquer !

17 août 2010

La Nouvelle Star de Berlin

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Plus interactif que la Star AcadĂ©mie, plus pro que le karaokĂ© alcoolisĂ©, plus international que l’Eurovision, plus aĂ©rĂ© que les karaokĂ©s japonais, plus convivial que Joysound Wii* et surtout plus impressionnant que de pousser la chansonnette sous la douce, voici…le Bearpit KaraokĂ© !

Tous les dimanches après-midi, les fans se retrouvent dans l’amphithéâtre de Mauerpark Ă  cotĂ© du marchĂ© aux puces. A 15h30 le spectacle commence mais mieux vaut arriver tĂ´t pour ĂŞtre bien placĂ©. L’Ă©quipe du Bearpit KaraokĂ© composĂ© d’un dĂ©nommĂ© Joe Hatchiban et de ses amis installent leur matĂ©riel : ordinateur, enceintes, parapluie, vĂ©lo, micro.

Ensuite les courageux chanteurs du public s’inscrivent (cf photo à gauche) et sont tour à tour appelés pour se confronter au public.

Garçons, filles, vieux, jeunes, branchés, attachants, punks, timides, charismatiques, allemands, bêtes de scène, maigres, gothiques, émouvants, espagnols, joufflus, Monsieur-tout-le-monde, français, drôle, Madame-tout-le-monde, australiens, italiens… Il y a de tout !


Voici un petit florilège filmé par mes soins  (= qualité moyenne):

La rock star

Les meilleures amies

Mickaël J.

La timide Ă  grande voix

Le statique

La bondissante

L’ambiance est formidable, on chante, on applaudit, on entre en délire, on rit souvent (discrètement). Le public est extrêmement sympathique, en particulier avec les timides et les casseroles.

Sur le site du Bearpit Karaoké on découvre comment l’aventure a commencé en 2009 et est devenu un incroyable succès qui peut réunir jusqu’à un millier de spectateurs !

Le seul inconvĂ©nient du Bearpit KaraokĂ©, c’est que l’on devient accro. Je remercie Florian qui m’en a parlĂ© et vivement dimanche prochain !

*jeu vidéo de Karaoké sur la Wii

15 août 2010

On va bruncher !

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Un dimanche sous la pluie, c’est courant. On a envie de rester au chaud à la maison, de s’empiffrer pour se réconforter et d’avoir ses amis autour de soi pour papoter et s’échanger les derniers potins.

Mais les amis n’ont pas non plus envie de sortir de chez eux, le frigo est vide et le chauffage en panne. Alors pour se forcer à sortir et se donner l’impression d’avoir fait quelque chose de sa journée, rien de mieux qu’un brunch qui réunit tous les ingrédients d’un dimanche pluvieux réussi : confort, canapés, amis, nourriture en abondance…

Je vais toujours dans le même bar pour mon brunch, le Mauerblümchen. On paye 6€10 et c’est parti pour l’orgie (boissons non comprises). Et oui amis parisiens, je vois d’ici votre mine déconfite, vous qui devez payer 16 euros pour un brunch constitué d’un bout de jambon et de pain beurré.

Au menu et à volonté : œufs brouillés, jambon, poulet, tomates mozzarella, céréales, saumon, petits pains, beurre, saucisses, hareng, crème au chocolat, compote, thon, salades de fruits, confitures, melon, pastèque, œufs, crêpes, fromages, sardine…et j’en oublie certainement.

A l’intérieur, le décor est inspiré de l’époque de la RDA. On y trouve des canapés moelleux, un baby-foot, des tables basses et une ambiance chaleureuse.
On peut aussi bruncher quand il fait beau et profiter du petit jardin. Seul bémol : la route n’est pas loin et un peu bruyante.

Le service est impeccable et souriant, le buffet rarement en rupture de stock et les assiettes disparaissent de la table dès que leur contenu a été englouti.

Bien que j’aime beaucoup le Mauerblümchen je pense explorer de nouveaux horizons. Si vous avez de bonnes adresses de brunch, n’hésitez pas à me les communiquer !

MauerblĂĽmchen
Wisbyer Str. 4
U-Bahn : Schönhäuser Allee

12 août 2010

A qui sont ces chaussures ?

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Assise dans le tramway, j’avais repéré ces chaussures suspendues à un fil. Qu’est ce que cela signifie ? Une nouvelle mode ? Une œuvre artistique ? Un don au réseau d’électricité ? J’ai cherché des réponses sur Internet et j’en ai trouvé de très originales.

Il paraît qu’aux Etats-Unis ça s’appelle le « shoe flinging » ou « shoe tossing » et que cela sert aux gangs pour délimiter leur territoire. Y aurait-il des gangs à Berlin ?

Je préfère l’hypothèse de la fin de soirée arrosée où l’on fait n’importe quoi, par exemple jeter ses chaussures en l’air. Mais étant donné la hauteur à laquelle les chaussures sont suspendues, elles viendraient plutôt du ciel, du moins d’un appartement qui se trouve au-dessus.

Apparemment, dans toutes les villes du monde, on trouve des baskets accrochées à un fil. A quand la journée du lancé de chaussures ?

Si vous en savez plus sur ce phénomène, faites-le nous partager !

10 août 2010

Der Tag hat 28 Stunden*

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J’habite dans une rue formidable peuplée de bars, de restaurants, de bébés à vélo, de touristes français, du Klub der Republik (nous en reparlerons) et d’une Ballhaus (salle de bal) qui est ma voisine directe.

Ballhaus Ost

La « Ballhaus Ost » étant officiellement fermée pendant l’été j’attendais avec impatience la rentrée pour profiter des spectacles qui y seraient donnés. Pourtant jeudi dernier il y avait de l’animation : des vigiles, des barrières, de jolies femmes, des fumeurs à l’extérieur et de la musique à l’intérieur. J’étais curieuse de savoir ce qui s’y passait mais… pas invitée.

Assise sur le large rebord de ma fenêtre j’observais. Jusqu’à ce que je voie l’un des invités me faire signe de la main. Il me dit de descendre et de venir profiter de la fête. Oui, être une femme est parfois utile.

Soirée Ballhaus Ost

Un coup de rouge Ă  lèvre plus tard, j’Ă©tais devant l’entrĂ©e. Mon hĂ´te est allĂ© Ă  l’intĂ©rieur pour rĂ©cupĂ©rer un nom sur la liste des invitĂ©s. Après avoir parfaitement dĂ©clamĂ© au vigile mon nouveau prĂ©nom allemand avec mon accent français, j’ai pu franchir le seuil de la Ballhaus Ost.

Au bout d’un long couloir obscure j’arrive dans une pièce immense, la salle de bal Ă©videmment. L’ambiance est survoltĂ©e, le bar est ouvert, la musique Ă©lectro, les filles sont des mannequins, les hommes des metteurs en scène. Enfin j’exagère peut ĂŞtre un peu, mais cette fĂŞte Ă©tait une soirĂ©e de rĂ©compense (pour quoi ou pour qui, je n’ai pas compris) et il y avait du beau monde.

Le leitmotiv de la soirĂ©e : « Der Tag hat 28 Stunden » (*la journĂ©e dure 28 heures). VoilĂ  qui me correspondait bien, moi qui pensait que ma journĂ©e se terminerait Ă  minuit.

Soirée Ballhaus Ost


8 août 2010

Une comédie musicale au Berliner Ensemble

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Affiche de l'Inselkomödie

Grâce au magazine culturel francophone et berlinois, Berlin Poche, j’ai gagné deux places pour une comédie musicale Inselkomödie. Je ne cessai de croiser l’affiche provocante de cette pièce et j’étais vraiment intriguée de savoir ce qui se cachait derrière.

Cerise sur le gâteau, la représentation se faisait au Berliner Ensemble, le théâtre fondé par Bertolt Brecht. L’intérieur du bâtiment est ravissant, la salle relativement petite et ce qui sert de rideau pour cacher la scène ressemble à une grande porte de garage.

Après avoir retiré mes places au guichet VIP (merci Berlin Poche !), je me suis intéressée aux différents articles de presse accrochés au mur. La star de la pièce est Johannes Heesters, 106 ans et aveugle, le plus vieil acteur du monde ! Les autres personnalités sont Caroline Beil, actrice et présentatrice, et Florian Fries le jeune composteur de la pièce.

Théatre Berliner Ensemble

L’histoire ? Des femmes grecques s’opposent à l’installation d’une base militaire sur leur île et font pression en entamant une grève du sexe, au grand dam de leur mari.

Heureusement que j’avais lu le résumé car, comme je m’y attendais, je n’ai pas tout compris. Mais cela ne m’a pas empêché passer un très bon moment et de beaucoup rire.

Les scènes sont plutôt enlevées et les habits aussi ! Au bout de 10 minutes, voilà une paire de fesses masculines nues. Puis c’est un tourbillon de jambes, de nuisettes, de dentelles, de slips kangourous, de torses poilus… Rassurez-vous, rien de porno ! Juste des femmes aguicheuses et des hommes décontenancés (et déconfits) par leur résolution de fer.

Pour vous rendre compte de l’ambiance, voici un extrait trouvĂ© sur YouTube :

6 août 2010

Etre ou ne pas ĂŞtre berlinois(e)

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A peine arrivée à Berlin, et déjà le magazine anglophone Exberliner m’interpelle dans un de ses articles : suis-je une « post-tourism tourist » ?

Exberliner

On remarque qu’un certain nombre de touristes ne sont pas à Berlin pour visiter les monuments et les musées mais pour expérimenter la vie berlinoise : bars, marchés aux puces, promenades en vélo, brunchs…

Or essayer le mode de vie berlinois, c’est l’adopter !

Je ne suis pas la seule à en avoir fait l’expérience : étrangers des cinq continents  (dont environ 13 000 Français) mais aussi allemands de Munich, Cologne, Hambourg… Nous nous sommes tous rapidement sentis chez nous dans la capitale allemande, même si nous ne maîtrisions pas vraiment la langue.

Avec de la persévérance et un brin de chance on trouve un travail ou l’on monte son affaire. Après avoir trouvé son appartement, choisi sa caisse d’assurance maladie et ouvert son compte en banque allemand, on dépose ses valises avec l’impression d’avoir trouvé la ville promise.

L’installation de ces touristes qui deviennent résidents tout en conservant des habitudes de touristes transforme la ville. La hausse des loyers et du niveau de vie sont les conséquences négatives de ce phénomène. Heureusement, les post-touristes apportent aussi beaucoup à Berlin : nouvelles idées, galeries d’art, bars conceptuels…

Pour en savoir plus et découvrir l’interview de Johannes Novy, urbaniste expert de la ville de Berlin, je vous invite à lire cet excellent article d’Exberliner accessible ici.

4 août 2010

Puzzle dans la ville

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puzzle 3D dans une rue de Berlin

Samedi j’avais rendez-vous à Friedrichshain au Cassopeia, un lieu multiple dont je vous parlerai plus tard. Etant en avance je suis allée faire un tour vers la Boxhagener Platz qui accueille tous les dimanches l’un des plus adorables marchés aux puces de Berlin. Mais nous étions samedi et ce ne sont pas des vêtements de créateurs que j’ai trouvés mais un puzzle grandeur nature.

Des cubes peints sur les 6 faces étaient dispersés sur le trottoir. Les passants, se prenant au jeu, unissaient leurs efforts pour reconstituer un puzzle. J’ai trouvé cette initiative très originale et ludique. Par chance, les artistes à l’origine de ce projet sont français ce qui a facilité nos échanges sur le comment et le pourquoi de ce drôle de puzzle.

Puzzle 3D dans une rue de Berlin

Ce samedi, c’était la première fois que l’expérience était tentée dans la rue. Deux faces du puzzle avaient déjà été reconstituées avec succès par les promeneurs de l’après-midi.

Le puzzle reconstitué

L’idée, elle vient du peintre de ce puzzle aux 6 faces. Il avait déjà conçu un tel jeu il y a 10 ans, mais c’était avec des cubes pas vraiment carrés. Quand l’association avec laquelle il travaille lui a demandé une nouvelle idée de création artistique il a sauté sur l’occasion pour réaliser un nouveau puzzle, mais cette fois-ci avec des cubes de pro aux dimensions parfaites.

Quand une face du puzzle est terminĂ©e…on en commence une autre. Deux personnages munis d’une cagoule se chargent de dĂ©ranger et de mĂ©langer les cubes. Ces capuchons, dont l’interprĂ©tation est libre – lutins ou Ku Klux Klan – sont les reliquats d’une sĂ©rie de cagoules créée par notre peintre quand il Ă©tait Ă  l’armĂ©e !

Destruction du puzzle

Le thème des faces du puzzle ? Les peintures de propagande communiste. Là aussi les influences sont lointaines et croisées.

Pour découvrir le travail de ce peintre, rendez-vous à la galerie Igel (Seumestrasse 24, Friedrichshain) où seront exposées ses créations du 5 au 20 août. Le vernissage à lieu demain à partir de 19 heures.

Quant au puzzle, appelé aussi « Propacube », vous pourrez certainement y participer si vous vous baladez dans le coin de Boxhagener Platz durant le mois d’août. Ensuite nos artistes, connus sous le nom de Batarterror, repartent en France. Et oui, ils ne sont pas encore berlinois ! Mais leur création est déjà totalement dans l’esprit de la ville : conviviale et artistique.

http://www.myspace.com/batarterror

3 août 2010

Frida Kahlo Ă  Berlin

Posted by Elodie. 2 Comments

Avant qu’il ne soit trop tard, réservez une journée pour voir l’exposition sur Frida Kahlo au Martin-Gropius-Bau.

Oui une journée car l’attente est extrêmement longue. A moins de tricher et de dire à l’entrée du musée que l’on vient pour une autre exposition (au choix : Teotihuacan – Mexikos ou Olafur Eliasson), il faut au moins attendre deux heures avant d’accéder à la caisse. La solution plus « fair play » : se lever tôt et arriver une heure et demi avant l’ouverture soit à 8h30 !

Moi j’étais là à 9h15, fière de mes trois quart d’heure d’avance. Mais je n’étais pas la seule !

File d'attente pour l'exposition Frida Kahlo

J’ai atteint la caisse à 11h. Mais la récompense était encore loin car, de nouveau, il faut patienter et faire la queue à l’intérieur du musée. Ayant un rendez-vous à 14h, j’ai abandonné la partie. Je suis revenue vers 16h et à 18h j’atteignais enfin la première pièce de l’exposition.

Si vous voulez éviter cette attente, vous pouvez acheter des billets VIP à 25 euros (au lieu de 10 euros au tarif normal). Ils vous permettent de passer devant tout le monde ! Curieuse conception de l’accès à la culture…

Entrons dans le vif du sujet ! Frida Kahlo est une peintre mexicaine du début du 20ème siècle devenue culte. Ses œuvres sont le reflet de sa vie : tourmentées, violentes mais aussi colorées, pleines de vitalité et d’émotions…

Victime d’un accident de bus à 18 ans elle souffrira toute sa vie des séquelles. Coincée dans son lit, elle commença à peindre grâce à un miroir accroché au plafond. Sa vie sentimentale mouvementée avec le plus célèbre peintre mexicain de l’époque, Diego Rivera, fut aussi une source d’inspiration pour ses peintures.

Si j’en sais autant sur cette artiste c’est grâce aux explications très complètes que l’on trouve tout le long de l’exposition. En contrepartie de la longue attente, les salles ne grouillent pas de visiteurs et l’on accède facilement aux tableaux. Constituée de peintures dont certaines sont exposées pour la première fois, cette rétrospective présente aussi des photos, des dessins et un film (en allemand) qui déchiffre les œuvres de Frida Kahlo. Une magnifique plongée dans la vie d’une femme extraordinaire.

De retour chez moi je me suis empressée de revoir « Frida », un très bon film sur la vie de l’artiste excellemment interprétée par Salma Hayek.

Même si j’y ai consacré une journée, je remercie vivement l’amie qui m’a informé de la tenue de cette expo. Dépêchez-vous, c’est jusqu’au 9 août !

Martin-Gropius-Bau

Niederkirchnerstr. 7
10963 Berlin
U-Bahn : Potsdamer Platz

tous lesjours 10h-20h
Entrée : 10 euros (8 euros tarif réduit)

1 août 2010

Un bar au 7ème ciel

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Le premier bar dans lequel je suis allée à mon arrivée à Berlin m’a confirmé que j’ avais bien fait de revenir vivre dans cette ville. Comme dans toutes les capitales on ne compte pas le nombre de cafés à Berlin. Mais dans cette ville on peut boire un verre dans des endroits exceptionnels, originaux et particuliers à des prix généralement corrects.

Le Deck 5 se trouve sur le toit du centre commercial Schönhauser Allee Arkaden. Pour y accéder, deux possibilités : les sportifs prendront l’entrée par la Greifenhagener Strasse et monteront les 7 étages. Pour les plus paresseux et jusqu’à 21h30, il suffit de passer par le centre commercial, profiter des escalators qui conduisent au parking et enfin prendre l’ascenseur jusqu’au 5ème étage.

Il ne reste plus qu’ à s’enthousiasmer pour le lieu. Le décor est typique des strandbars (« bar de plage ») : sable, chaises longues, de grandes tentes sponsorisées par une marque de cigarettes, des « sofas » blancs (en fait des palettes surmontées de coussins blancs) et des caisses en guise de table. Pour ma part je vous conseille de vous asseoir sur la balancelle et d’admirer le coucher de soleil derrière le boudha.

Ici on goûte la vue, on boit des cocktails, on mange sur le pouce et l’on profite du soleil berlinois.

Deck 5
Schönhauser Allee 80
10439 Berlin
Prenzlauer Berg