Fin de la nuit ? Tourments et espoirs berlinois

C’est le sujet du moment, on s’inquiète que Berlin, menacé par les investisseurs, ne soit plus à la pointe des soirées sans fin.

Le signe ? Quand une journaliste du magasine télévisé 7 à 8 me demande si elle peut me suivre dans mes soirées pour tourner son reportage. Là oui on se dit que underground et Berlin ne vont plus ensemble.

Autres signes ? La longue liste de fermeture de clubs.

Maria am Ostbahnhof. En fait remplacé par le club ADS.
Le fameux Club 25 qui a plus ou moins repris sa place en face dans le Kater Holzig. Son gentil voisin Kiki Blofeld a aussi tiré le rideau.
Le Klub der Republik et le Icon qui enterrent définitivement la vie nocturne à Prenzlauerberg

Et puis ceux qui habitent Berlin depuis des années vous le diront, il n’y a plus autant de soirées cachées dans les caves qu’avant. La faute à la régulation, à l’embourgeoisement, aux investisseurs de MediaSpree, à la mode de fonder une famille avec enfants.

« Mince alors », jureront les Français les plus polis. On a quand même quitté notre pays natal, fait toutes les procédures administratives pour pouvoir habiter ici, dit adieu au fromage, aux croissants et autres saveurs françaises. On a appris l’allemand et on se tape 40 heures dans un sinistre Call Center pour financer nos sorties du week-end… On va quand même pas laisser tomber maintenant !

Alors résistons et faisons la fête, il suffit de se renseigner ici ou là pour retrouver les bonnes basses.

Bon, et si vous ne voulez vraiment pas sortir de votre Prenzlauer Berg, où sortir ?

Pour retrouver la piste de danse bondée et enfumée du KDR, allez au AugustFengler.

Et pour le coté vieux mobilier et erasmus, il suffit d’aller dans le bar voisin, Zu mir oder Zu dir. Mais là on peut pas vraiment danser et il faut se la jouer hype-beauf (comprenez : vous pensez être hype mais en fait vous penchez du coté beauf de la hypitude).

Et si voulez fréquenter des allemands venus du fin fond de la campagne pour écouter de la musique des années 80 il y a la Alte Kantine dans la Kuturbrauei.

3 Réponses à “Fin de la nuit ? Tourments et espoirs berlinois”

  1. Maelys

    Bonjour,

    je suis tombée sur ton blog par hasard car je prépare mon déménagement à Berlin pour janvier 2013 avec mon copain qui est Allemand (nous habitons en ce moment à Strasbourg). Je suis à la fois super excitée et complètement flippée parce que voilà, moi au lycée j’ai pris espagnol, ne pouvant pas prévoir de vivre un jour en Allemagne… Bref, c’est possible de s’en sortir à Berlin sans parler allemand au début??? biensure je compte prendre des cours mais il va aussi falloir que je trouve du boulot! Mission impossible?! Dieu seul le sait… Y a t-il une grande communauté française à Berlin?
    Merci!

    • Elodie

      Salut Maelys et bienvenue à Berlin. Pas d’inquiétude, tu vas adorer cette ville où la communauté française est très forte. J’ai justement écris un article à ce sujet.
      Et pour le boulot regarde sur le site Connexion Emploi. Si tu ne parles pas allemand, tu auras surtout accès à des jobs en call center. Pas le boulot de rêve mais un moyen de gagner sa vie en attendant mieux 🙂 Bonne chance

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