Morlox, les basses sont au fond du tunnel

ACTU : Le Morlox ferme ses portes le 30 septembre 2013 car son bail n’est pas renouvelé. On trouvera certainement à la place de beaux lofts d’ici quelques mois… Le club souhaite trouver un nouvel emplacement pour continuer à organiser ses soirées. 

Perdu derrière la Revaler Strasse, le Morlox est un club électro-drum’n’bass d’antan : bon son, capuches, jeunes et moins jeunes, des habitués, des vrais, des berlinois !

Nous entrons sur une sorte de petit terrain vague jardinet où l’on peut jouer au ping pong, étendre son linge ou faire un pique nique. Dans l’obscurité nous parvenons juste à repérer l’entrée du fameux « tunnel », une sorte de bâtiment bas de plafond qui s’étend en longueur mais qui a la largeur d’un bus.

Nous débarquons direct sur le bar où les gentils serveurs nous adressent des grands sourires. On se croirait dans un avion. Sans perdre son équilibre nous glissons à l’avant de l’appareil en traversant une salle d’attente où l’on peut s’exercer au babyfoot. Mais je vous préviens tout de suite, contre les Allemands férus de Kicker vous avez peu de chance de gagner. Tant pis cela reste un bon moyen de faire connaissance.
C’est dans le cockpit que se trouve la musique, la foule sombre et envoûtée par le son, les lumières au mur. Ici pas de paillettes, de lunettes de soleil fluo superflues ou de débardeurs F… me, juste des vrais fans d’électro dans leur plus simple jeans et tee-shirt, voir sweaters à capuches pour les plus frileux.

Et c’est là, au Morlox, que je me souviens de mes premières soirées berlinoises. J. un ami de mes colocataires, plus ou moins DJ, plus ou moins défoncé, nous menait à travers les rues obscures de la ville vers une soirée de sa connaissance. Nous n’étions jamais certain que nous allions vraiment déboucher quelque part. Et c’était effectivement au milieu de ce nulle part, dans ces couloirs sans fin et faiblement éclairés, que se passèrent les meilleures fêtes de mes souvenirs.

Quand fourbus par la danse entêtante nous décidons de partir le jour nous a déjà précédé. C’est là que nous nous rendons compte qu’il y a un deuxième tunnel en face ! Derrière un rideau rouge une autre configuration mais un même esprit musical. Mais nos mâchoires se décrochent de fatigue. Tant pis nous reviendrons !

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