Musée de l’érotisme

Définitivement fermé

Il se situe au-dessus d’un sex shop. J’attends mon amie F. qui a accepté de m’accompagner pour cette visite mais comme d’habitude je suis arrivée en avance. Et comme il fait frisquet dehors, je l’attends à l’intérieur, dans le sex shop donc. Bon il y a de quoi s’occuper ! En parcourant les rayonnages mais aussi en observant la vie de la boutique. Un groupe de jeunes Français, 1 mec et 4 nanas, rigolent devant la porte. Le garçon rentre, fier comme un coq, pour impressionner les donzelles. Il trouve vit un article intéressant – un kit sado maso- et fait signe aux filles de rentrer. Elles arrivent en gloussant. Evidemment tout ce poulailler attire l’attention des caissières. L’une d’elle leur demande leur carte d’identité qui indique une date de naissance trop récente pour qu’ils puissent rester dans le magasin. Ils partent tête basse vers la sortie.

Une fois F. arrivée nous prenons les escalators qui mènent au musée. Le ticket est de 9 € par personne ou 16 € par couple. On prend cette dernière option. Heureusement la caissière ne nous demande pas de prouver la nature de nos relations. Il faut ensuite prendre un ascenseur, le gauche car le droit ne fonctionne pas, qui nous emmène au troisième ciel, euh étage.

Un étage dédié à Beate Uhse, la fondatrice de ce musée. Une femme incroyable, l’une des premières pilotes de son époque. Elle passe son brevet de pilote à 17 ans, travaille comme cascadeuse, entre dans l’armée en 1943, et au moment de la débâcle sauve sa fille, la nourrice et deux soldats blessés dans un avion en maintenance qu’elle rafistole avec les moyens du bord.
Après la guerre elle ne peut plus voler. Elle se reconvertit et commence à vendre des livrets sur la contraception puis des sex toys. Vu qu’il n y a plus beaucoup d’hommes vaillants à cette époque le succès auprès des femmes est immédiat. Elle ouvre en 1962 le premier sex shop du monde et continue son ascension dans le business du sex. Elle sera évidemment très critiquée mais est aujourd’hui reconnue comme l’une des pionnières de la révolution sexuelle et des changements de mœurs à ce sujet.

Intéressant mais on en attendait un peu plus de la part d’un musée de l’érotisme. Ah en fait il se trouve au deuxième étage, juste en dessous. Là c’est lumière tamisée et musique lancinante, un peu kitsch quand même. Il y a une grande collection de dessins, peintures et sculptures érotiques, principalement du 19 et 20ème siècle. On passe notamment devant une reconstitution d’un dessin de l’artiste allemand Heinrich Zille, une série de dessins nommée « voyeurs », des œuvres japonaises où il est difficile de distinguer quel est le bras de qui tant les corps sont enchevêtrés, des sculptures aux organes démesurées de Papouasie…

Une belle collection internationale mais un peu décevante quand même. En fait, le highlight de la visite c’est quand vous vous rendez dans les toilettes… je ne vous en dis pas plus ! La visite se termine là où elle a commencé, dans le sex shop de Beate. En prime on a 10% de réduction grâce au ticket du musée !

Musée de l’érotisme Beate Uhse

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *