Ode à Prenzlauer Berg

Crédit photo: Florian Dargirolle

Par Anastasie Dutel

En écho bobo à la colline du plateau,

Je suis.
Je suis Prenzlauer Berg.

Critiquée par les berlinois, montrée du doigt comme un repère à familles tatouées mais bien rangées, je persévère.

Je suis.
Je suis Prenzlauer Berg.

Je suis la belle colline de Berlin. Celle de l’Est. Oui, les années ont passé et j’ai beaucoup changé. On m’habille de cafés, me colle des bambins dans les pattes et on n’hésite pas à repeindre de peinture fraîche mes façades Ostalgiques en lambeaux.

Une Bionade sur une Spielplatz, une poussette arrêtée par un pavé branlant, un tricot de corps branché et un panier labelisé. Voilà mes stigmats.

Alors je réplique mon grain de beauté.

Je suis.
Je suis Prenzlauer Berg.

En couleur ou en fleur, je décline mes humeurs en balcons superposés. Je conjugue les ambiances variées de cafés décalés. J’attire les puces sur mes marchés. Je fume la pipe sur un canapé abandonné. Je provoque les restes du mur. Je les colorie et les affiche. Je créée. Je brunch alternatif.

Ne vous fiez pas à mes briques rénovées. Ma poussière vaut de l’or. Je reste. Je reste Prenzlauer Berg.

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