test popupbox

1. Frankfurter Allee et Frankfurter Tor

Le nom de cette place évoque la porte de Francfort qui était intégrée dans le mur “Akzis” qui entourait Berlin de 1716 à 1867. Cependant la porte en elle-même se trouvait 800 mètres plus au Nord. Après la destruction du mur, la porte de Francfort fut déplacée au niveau de l’actuel métro Weberwiese (plus loin sur la Karl marx Allee) jusqu’à la création du grand Berlin en 1920. La place de Franfkurter Tor fut elle-même créée en 1957, au moment de la création de la Karl Marx Allee. Les deux tours à l’architecture typiquement soviétique datent de la même époque.

La Karl-Marx-Allee témoigne du passé soviétique de la ville. Ce boulevard de 2,3 km de long et les habitations qui le bordent ont été construits en seulement quatre ans par des volontaires dans le cadre du Programme national de reconstruction. Baptisée Große-Frankfurter-Straße puis Stalinallee de 1949 à 1961, la Karl-Marx-Allee était le fleuron de la capitale Est-allemande. L’architecture caractéristique de l’époque se retrouve dans les cafés et restaurants situés le long de l’avenue. Les immeubles, particulièrement spacieux, comportaient des ascenseurs, une rareté à Berlin Est. Les plus luxueux étaient occupés par les membres de la Nomenklatura, les autres par les ouvriers les plus méritants.

Le 17 juin 1953, une grande manifestation d’ouvriers de Berlin-Est se déroula sur la Karl-Marx-Allee et fut réprimée dans le sang. Il n y aura plus d’autres manifestations de cette ampleur en RDA avant 1989.

2. Kreutziger Str

Friedrichshain fut un quartier très squatté dans les années 90 et c’est l’un de ceux où la vie alternative reste très vivante et visible.

Aux numéros 18 et 19 de cette rue vous découvrez des murs colorés. Il s’agit d’anciens squats. Ces bâtiments qui devaient être détruits en janvier 1990 furent “sauvés” par des squatteurs qui occupèrent ces immeubles et les rénovèrent. La communauté organisa une fête de rue en juin 1990 afin de se faire connaître des habitants de quartier et tisser des liens. Au fil des années de nombreuses activités ont été proposées : atelier de sérigraphie, projections de films, café local d’informations, atelier de réparation de vélos…

Au numéro 23 se trouve un « Mieterladen », un espace tenu par des bénévoles qui soutiennent les locataires menacés d’expulsion ou soumis aux intimidations de propriétaires abusifs. Au rez de chaussée on trouve aussi un studio de radio et des espaces communs utilisés pour enregistrer de la musique, comme salle de théâtre, de rédaction, de fête, de réunion… Comme d’autres bâtiments du quartier, l’immeuble Kreutziger Str. 23 fut acheté en 1996 par une coopérative de 300 personnes afin de les retirer du marché de l’immobilier de plus en plus spéculatif. Aujourd’hui ces immeubles sont autogérés et les loyers de ces appartements restent bas malgré les hausses de prix qui touchent le quartier.

3. Boxhagener Platz

Vous arrivez sur la populaire Boxhagener Platz, véritable centre névralgique de Friedrichshain. Un marché de producteurs locaux s’y tient tous les samedi. Parmi les stands, des légumes bios, des pâtisseries vegan, des peaux de mouton, des assiettes en céramique et (de grandes tables pour déguster) de la street food.

Le dimanche, place au marché aux puces où les bonnes occasions ne sont plus légion. Mais vous y trouverez peut être la lampe rétro que vous cherchiez ou le souvenir vintage idéal de votre séjour berlinois.

Au milieu de la place, une grande pelouse crasseuse qui attirent pourtant les habitants du quartiers dès que les beaux jours reviennent : familles bobos, punks espagnols, étudiants en goguette, touristes esseulés et bandes d’amis. Leur point commun ? La bière qu’ils tiennent tous à la main. Rendez-vous au Späti pour vous équiper en conséquence.

4. RAW

Les bâtiments de cette ancienne zone industrielle date des années 1870. Il s’agissait du Reichsbahnausbesserungswerk (RAW), des ateliers de construction et de réparation de trains. Des voies sont d’ailleurs toujours visible sur ce site de 71 000 mètres carrés qui fut en activité jusqu’à la réunification. Le RAW fut abandonné puis squatté par des artistes dans les années 90. Ils obtinrent un contrat de location en 1998 et créèrent l’association culturelle RAW qui occupe encore aujourd’hui quatre bâtiments historiques situés sur le site. Au fil des années le RAW a beaucoup évolué jusqu’à devenir l’un des lieux les plus fourni en activités sportives, culturelles et festives : on y trouve un mur d’escalade, un skate park, des Biergarten, un marché aux puces le dimanche, des espaces de restauration, la galerie de Street Art Urban Spree, et de plus en plus de salles de concert, bars et boites de nuit.

5. Warschauer Brücke

Ce pont venteux, gris, bruyant, puant, est animé jour et nuit. Il mène à la station de S-Bahn Warschauer Strasse qui est en rénovation, ce qui ajoute aux chaos de la rue. Les fêtards croisent les dealers, les vegans poussent leur progéniture au milieu du trottoir, les Berlinois pressés klaxonnent les touristes perdus sur la piste cyclable, le tram jaune passe tranquillement au milieu du tohu-bohu.

Cette description ne fait pas rêver, et le pont n’est certainement pas le lieu le plus zen de Berlin. Mais cette effervescence est aussi l’une des facettes berlinoises qui la différencie d’une ville allemande standard, ordonnée, propre.

Les levers et couchers de soleil captent l’attention des passants qui souvent s’arrêtent au milieu du pont pour prendre une photo des couleurs qui embrasent le ciel. La vue est en effet dégagée, du moins pour l’instant. Car l’on voit de part et d’autre des voies ferrées de nombreux chantiers, notamment celui d’un centre commercial gigantesque : des constructions qui transformeront le paysage de la ville, et peut être son ambiance désordonnée aussi.

6. East Side Gallery

La East Side Gallery est le plus long tronçon du mur (1,3 kilomètres) encore conservé. Au printemps 1990, 118 artistes venant du monde entier peignent et expriment les émotions provoquées par la chute du Mur. La East Side Gallery, plus grande exposition d’art en plein air, ouvre officiellement en septembre 1990. En 2009 les artistes sont invités à restaurer leurs oeuvres originales qui ont été abîmées par le temps, mais surtout par certains touristes qui apposent leurs propres graffitis sur les peintures ou essayent de récupérer un morceau du Mur. Depuis, le nombre de visiteurs ne cesse de croître et les restaurations coûteuses doivent être renouvelées de plus en plus souvent. Certains projets immobiliers situés derrière le Mur menacent elle aussi la East Side Gallery qui disparaît visuellement de plus en plus, entourée par de nouveaux immeubles particulièrement hauts. Le long de la East Side Gallery, repérez le fameux baiser entre Brejnev et Honecker, respectivement dirigeant de l’URSS de 1964 à 1982, et dirigeant de la RDA de 1971 à 1989. Plus loin vous verrez les têtes colorées de l’artiste français Thierry Noir qui habite à Berlin depuis 1982. La peinture la plus récente est celle de Jim Avignon. Afin de dénoncer le capitalisme, la gentrification et le tourisme de masse, il a peint une nouvelle fresque en 2013, à la place de celle qu’il avait réalisée dans les années 90.

7. Berghain

La boite de nuit techno la plus célèbre de Berlin jouit d’une renommée internationale. Le bâtiment, ancienne centrale électrique construite en 1953, est de style néo-classique socialiste, semblable à l’architecture que nous avons vue dans la Karl Marx Allee. Il s’impose au milieu de cette zone commerciale. Doté d’un impressionnant soundsystem et résidence des meilleurs DJ de la planète, le Berghain est l’héritier du Ostgut, club techno et gay disparu en 2004 pour laisser la place à une salle omnisport (l’Arena Mercedes). Le nom Berghain est tiré de la contraction des noms des quartiers dont il est à la frontière : Kreuzberg et Friedrichshain. Véritable acteur de la culture alternative berlinoise il est pourtant devenu un lieu largement touristique. Nombreux sont ceux qui rejoignent la queue et patientent des heures durant dans l’espoir de pénétrer dans cet antre presque mystique. Mais la sélection à l’entrée est aléatoire et beaucoup repartent sans avoir pu expérimenter l’ambiance hors norme du club.

8. Ostkreuz

Bienvenue dans ce quartier vegan et branché en pleine transformation depuis 2 ans. Difficile d’imaginer qu’il y a quelques années encore il s’agissait d’un Kiez pauvre et punk, enfermé par les voies de chemin de fer qui l’entoure. A l’image de la gare Ostkreuz, les rues autour de la Sonntagstrasse sont en chantier, qu’il s’agisse de la construction de nouvelles résidences pour les familles bobo, ou du remplacement des boutiques de bric à brac par des restaurants vegan. Rare survivant, l’Imbiss à l’angle de la Holteistraße. Nouveaux venus, le magasin de mode écolo et fair Loveco, ou le café Happy Barista qui travaille avec une sélection pointue de torréfacteurs européens. Le restaurant Luck’s est une bonne adresse pour s’initier à la cuisine vegan (ouvert à partir de 17h, 10h le week-end).

Restaurants

Datscha
Gabriel-Max-Straße 1
(Tram M13 Simplonstraße)
www.cafe-datscha.de
Datscha c’est le nom russe de la maison de vacances ou du week-end. Effectivement ce restaurant est « gemütlich » à souhait. Au chaud à l’intérieur on imagine déjà la neige tomber autour de la Datscha. Cuisine russe tous les jours à partir
de 10h, et le dimanche, l’un des meilleurs brunchs de la ville y est servi.

Ali Baba

Ce petit restaurant sert des falafels et des schawarma parmi les meilleurs de Berlin. On peut les déguster sur le trottoir ou sur l’un des coussins qui agrémentent l’espace. Les prix sont très abordables. Je vous conseille les assiettes Ali Baba garnies de légumes grillés, de viandes et de hummus : si vous êtes deux, prenez le Ali baba pour une personne qui devrait être largement suffisante.

Michel berger
Le restaurant de l’hôtel Michel Berger fait penser à une jolie cantine avec ses petites chaises d’écoliers. D’ailleurs le “business lunch” proposé en semaine est servi sur un plateau et comprend un plat au choix, une salade verte, une soupe et un petit dessert. Vous pouvez choisir entre des plats végétariens (menu à 10 euros) ou avec de la viande (menu à 12 euros). La cuisine est très créative, on ne sait pas trop ce que l’on mange, mais c’est bon !

Katerschmaus
Ce restaurant est l’un des plus branchés de la ville, et l’un des plus difficiles à trouver. Il se trouve au bord de la Spree, dans le Holzmarkt. On y croise la fine fleur du monde hipster berlinois, mais aussi des ouvriers qui travaillent sur les chantiers alentours. Le service est souriant bien qu’un peu débordé. Le décor très élaboré, à tel point qu’on ne trouve pas les toilettes. Au menu, 2 plats au choix pour 10,50 euros, ou 3 plats pour 12 euros . La nourriture est moins impressionnante que dans les autres restaurants mais la cuisine est ouverte donc on peut surveiller les cuistots et observer la faune haute en couleur qui fréquente le lieu.

Cafés

Café Neumann

Typique des nouveaux cafés qui ouvrent dans le quartier, le Neumanns propose un menu très sain avec des produits frais. Les tables en bois sont joliment accessoirisées de fleurs fraîches, et l’on s’y sent bien ! Attention, le week-end le brunch est très couru, et le café souvent plein.

La cantine des bureaux des opéras berlinois Seifert’s

Juste à côté du club Berghain se trouvent les bureaux des opéras de Berlin. Outre les services financiers et marketing ils abritent aussi un grand hall où sont créés des décors ainsi que des ateliers de confection de costumes. Traversez le hall d’accueil pour accéder à la cour intérieure et à la belle terrasse du café.

Shakespeare and Sons

Ce café spécialisé dans les bagels est aussi une librairie anglophone. Vous pouvez vous installer sur les tables hautes qui permettent d’observer les passants dans la rue, aux tables normales au milieu des livres, ou encore dans l’espace café. Si vous fuyez les ordinateurs (qui sont nombreux dans le café), allez dans la salle “Computer Free”.

Boutiques

Big Robot

Magasin vegan
chaîne de supermarché vegan (3 à Berlin et 1 à Prague). Coopération avec des associations qui luttent contre le gaspillage (Foodsharing) et organisent des “soupes populaires”. Le Veganz de Friedrichshain comprend un restaurant “clean” et “vegan”. On trouve aussi un magasin de chaussure vegan.

créatrice Wühlichstrasse
Loveco

Culture

Urban Spree

Fotogalerie am Helsingforser Platz (Helsingforser Platz 1)

La galerie située sur la place Helsingforser était la seule galerie de photos
de RDA. Ouverte en 1985 par Renate Hähnel, elle jouissait d’une grande
popularité auprès des artistes et du grand public. La galerie est aujourd’hui
ouverte du mardi au samedi de 14h à 18h (dès 10h le jeudi).

Sorties

Süss war Gestern

Un bar pétillant, coloré et bondé où se presse une foule éclectique, internationale,
un peu hip. Les gens dansent entre les fauteuils vintage, devant le bar et contre le
babyfoot. L’accès aux différents dancefloor demande un peu d’acrobatie. Il est facile
de perdre ses amis mais facile d’en trouver de nouveaux. Les pièces se succèdent, les
couloirs sont remplis de clubbeurs, de bavards et de fumeurs. Et finalement on arrive à un escalier qui mène à la cave, elle aussi investie par la musique pop, électro, parfois mainstream…. On y organise aussi d’étranges séances ciné et autres projets
artistiques.

Badehaus

Nichée dans une bicoque en brique (autrefois la salle de douches des ouvriers)
au milieu de l’ancienne zone industrielle RAW, la Szimpla Badehaus vous emmène
en Europe de l’Est, en Hongrie plus exactement. Une longue salle aux murs
colorés abrite le bar en bois et les chaises h a u t e s . L a s a l l e de c o n c e r t e s t
suffisamment grande pour accueillir nombre de fans de musique balkan, jam, rock, ska,
folk. On se déchaîne devant les musiciens qui s’emballent. Ambiance festive et
chaleureuse assurée au milieu d’une foule bigarrée et décontractée.

Cassopeia

Le club qui existe depuis 2005 est composé de deux salles dont l’une d’elles établie dans la cave. Outre des concerts et des soirées hip hop, rap, punk, reggae, métal, techno,
electro… on y trouve aussi un charmant Biergarten sous les arbres et un cinéma en
plein air l’été. Le lieu attire autant les touristes que les locaux amateurs de Hip Hop ou de métal : un vrai public berlinois multikulti qui change selon la programmation musicale.

Crackbellmer

Toujours sur l’ancien terrain industriel du RAW, le Crack Bellmer est un bar assez
récent qui ne cesse de s’agrandir. Sa piste de danse est ouverte tous les soirs, même
le lundi ! L’entrée est gratuite, vous payez seulement 1 ou 2 euros quand vous commandez votre premier verre au bar (c’est pour le DJ)… DJ plus ou moins convaincant selon les soirs. Mais le lieu est sympathique et typique avec ses différentes petites terrasses et ses salles aux vieux canapés. On y trouve aussi un babyfoot. Le public est plutôt jeune, mi-local, mi-touristique, toujours chaleureux.

YAAM

Au bord de la Spree l’ambiance jamaïquaine est de mise. Plus qu’un simple strandbar c’est un lieu qui propose une multitude d’activités : une plage donc, un bar ça va de soi, mais aussi une aire de jeu pour les enfants, un terrain de sport, des stands de cuisine africaine, des ateliers de street artists…

Weberwiese

Ce quartier de Friedrichshain largement détruit pendant la guerre fut l’objet d’un grand plan de reconstruction. Le gratte ciel de Weberwiese fut la première construction socialiste de Berlin en 1952. Pour édifier ce bâtiment de 9 étages et 35 mètres de haut, le chantier se déroulait jour et nuit, des projecteurs étant allumés l’obscurité venue. De nombreux matériaux qui le constituent ont été récupérés dans les ruines des maisons voisines. Les colonnes de l’entrée sont celles de l’ancienne chancellerie d’Hitler, bâtiment rasé par les Soviétiques à la fin de la guerre.
Lea gratte- ciel de Weberwiese fut conçu pour être le modèle architectural de la future StalineAllee (aujourd’hui Karl Marx Allee) et du logement socialiste. Véritable outil de propagande politique il devait représenterait la modernité de la jeune République Démocratique de RDA. Le bâtiment fut donc équipé d’ascenseurs, du chauffage central, les appartements comportaient tous un téléphone et une cuisine équipée. On avait même installé une antenne de télévision sur le toit. Ses premiers habitants furent aussi choisis avec soin : 30 familles ouvrières, mais aussi un politicien, un architecte et un professeur.
Aujourd’hui le bâtiment a toujours une fonction résidentielle et a bénéficié d’une restauration dans les années 90. Son toit et son jardin d’hiver ne sont toutefois plus accessibles pour des raisons de sécurité.

Parc ?

Ces anciennes voies ferrées étaient celles de la gare de Wriezen. Elles transportèrent les Berlinois dans la campagne de Wriezen de 19489 à 19849. La gare fut ensuite uniquement utilisée pour le transport des biens et l’envoi des courriers. Après la chute du mur, les voies furent abandonnées et peu à peu envahies par la nature. Depuis 2015 une association a entamé leur transformation. Sont apparus un jardin communautaire, des pistes pour les piétons et les vélos, mais aussi un skate park.

Modersohnbrucke

Le premier pont fut érigé en 1913, mais il fut détruit en 1999 du fait de sa vétusté, puis reconstruit en 2002

Surplombant les voies ferrées, ce pont est le lieu idéal pour admirer le panorama industriel en pleine mutation, notamment les travaux de transformation des gares de Warschauer et de Ostkreuz. Mais si il est tant apprécié et fréquenté par les habitants du quartier, c’est surtout pour sa vue sur le coucher de soleil que l’on admire, une bière à la main, entre potes ou en amoureux. On s’assoit sur la structure du pont, les voitures filent derrière, les vélos devant. Attention quand même à ne pas vous faire écraser !

Rigaer Str

Prenez ensuite à gauche la Rigaerstr, la rue où les lieux alternatifs se succèdent et résistent malgré les pressions immobilières. On y trouve aussi de magnifiques bâtiments classés et de nouvelles résidences de standing. La plupart des squats de la rue s’y sont installés dans les années 1990 et 1991 et ont été légalisés en 1992. Ces derniers témoins de la culture alternative du quartier n’en sont pas moins menacés d’expulsion et les cibles régulières de de descentes régulière de la police. Au numéro 78 l’ancien squat qui occupait l’immeuble fut légalisé en 1994. Ses habitants sont aujourd’hui propriétaires à 51 % de l’édifice, 49 % étant détenus par la fondation suisse « Edith Maryon zur Förderung sozialer Wohn- und Arbeitsstätten » (fondation Edith Maryon pour des habitations et lieux de travail sociaux). Au rez de chaussée l’Abstand est l’un des bars favoris des punks du quartier, en concurrence amicale avec le Fischladen situé au numéro 83 et l’espace Kadterschmiede au numéro 94 qui accueillent divers évéènements et expositions. A l’angle avec la Liebigstr se trouve le Erster Stock, un local disponible pour des discussions féministes, des lectures et divers ateliers.
Au numéro 14 de la Liebigstr il y avait une communauté alternative depuis les années 90. Elle fut expulsée en février 2011. Là encore l’opération fut quasi militaire. Il fallut 2500 policiers pour déloger les 9 habitants restés cloisonnés dans leur immeuble et qui avaient entrepris de détruire l’escalier pour empêcher l’ascension des assaillants. Le millier de manifestants spontanément mobilisés et les nombreuses barricades et batailles de rue furent insuffisants pour éviter cette nouvelle fermeture. En continuant la Rigaerstr on passe devant le bar dansant Lauschangriff au 103 et enfin au numéro 6 le Wagen Convoi, sorte de camping permanent où réside une communauté.

Holzmarkt

Ce “village urbain” rassemble de nombreuses activités tendance à Berlin : boulangerie bio, espace de coworking, bar de plage, restaurant branché, boite de nuit, coiffeur, mini ferme, garderie, magasin de vin, café… avec des murs ornés de Street Art.