J’ai testé l’IGA

Une exposition internationale des jardins (IGA) ? A priori rien de très exitant. On pense à des techniques de jardinage et à un étalage de fleurs. Mais il suffit de consulter le site de l’exposition, de découvrir le programme de l’IGA qui s’étend sur 6 mois et de découvrir les photos pour se rendre compte que de grands moyens ont été mis en oeuvre pour donner à cet événement une envergure intéressante pour tous.

L’IGA est organisée dans le quartier de Marzahn et l’objectif a certainement été de dynamiser ce quartier mal aimé de Berlin et de lui donner une nouvelle image. Elle intègre le magnifique Garten der Welt, le parc vallonné Kienberg et la rivière Wuhle, soit plus de 100 hectars.

Ma première difficulté fut d’organiser mon programme de visite tant les distances sont grandes et les attractions multiples. D’ailleurs un téléphérique a été installé pour couvrir les différents espaces de l’exposition. Accompagné de mes parents en visite à Berlin, j’ai passé une superbe journée à l’IGA.

L’IGA est facilement accessible à partir de la station de métro Kienberg sur la ligne U5. On peut tout de suite prendre le téléphérique et se rendre à l’autre bout de l’exposition, au Jardins du Monde. Nous avons décidé de commencer à pied et de réserver le téléphérique pour le retour.

Nous montons sur un premier monticule et avons pour la première fois la vision surréaliste des cabines blanches du téléphérique au-dessus d’un paysage verdoyant. Les grandes balançoires nous donnent envie de nous envoler au-dessus des arbres. Nous rejoignons ensuite un grand pont métallique en traversant de premiers parterres fleuris et un espace de jeux que j’aurai adoré testé si j’en avais encore l’âge. Nous nous accordons quand même un premier moment de répit dans les hamacs adjacents.

Au bord d’un lac, un café où ne grésillent pas encore les saucisses mais qui commence à s’animer. Nous découvrons ensuite un jardin de 2000 mètres carrés qui représente la surface sur terre par habitant. Sur cette parcelle poussent les plantes, fruits et légumes nécessaires au quotidien d’un humain, que ce soit pour se nourrir ou pour produire des objets. Une réflexion intéressante sur nos mode de vie et de consommation. Dommage que la plupart des explications ne soient qu’en allemand pour une exposition qui se veut internationale.

 

Nous débutons notre ascension de la Kienberg. Le sentier agrémenté d’équipements sportifs traverse une petite forêt, on pourrait presque se croire à la montagne. Nous arrivons à la piste de bobsleigh. il faut payer 3 euros pour en profiter, et surtout se munir d’une grande patience puisque l’attente annoncé de 30 minutes se rapprochera plutôt des 50. Pour un résultat pas extraordinaire. la descente durant 3 minutes. S’il n y a pas de queue, foncez. Sinon je vous recommande de passer votre tour.

Nous accédons ensuite à la plateforme d’observation futuriste Wolkenhain qui offre une vue étendue sur le grand Berlin. On remarque au loin la tour de la télévision et Teufelsberg. Puis nous descendons de notre perchoir pour parcourir l’exposition en plein air Horizons. Plusieurs stands gérés par divers organismes mettent en avant des visions de nos futurs modes de vie si l’on décidait de mieux manger, d’adopter un développement durable et de s’attacher aux relations humaines.

Autres installations remarquables, celles de la promenade aquatique. L’eau sous toutes ses formes s’épanouit dans des espaces aussi beaux que remarquables par leur architecture.
Un peu plus loin, un autre espace aquatique, cette fois-ci dédié aux enfants qui peuvent se rafraichir dans les eaux entourant une baleine.

 

Ayant déjà découvert les jardins du Monde lors d’une précédente visite, nous n’avons pas exploré en profondeur cette partie de l’IGA. On a remarqué qu’on y avait installé plusieurs cafés, oeuvres d’art, espaces de détente, de rencontres et de spectacles…

Mon dernier coup de coeur avant de monter dans la cabine du téléphérique, c’est l’exposition grandeur nature de jardins modernes. On se prend à imaginer comment on pourrait aménager son propre jardin (ou balcon) en s’inspirant de ceux présentés.

 

Une journée n’a pas suffit à couvrir l’ensemble des expositions et activités de l’IGA, et je ne vous ai pas parlé du campus de l’IGA, des spectacles organisés, des halls où sont vendus des fleurs exotiques…

Site d’information de l’IGA
Carte journée : 20 euros
L’IGA se déroule jusqu’au 15 octobre 2017

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