Wilde Renate, la fête à la maison !

Difficile de savoir comment a commencé l’aventure du Wilde Renate. J’ai pris contact par mail mais on m’a envoyé balader. Toutefois, en faisant des recherches j’ai appris que le Tony qui m’a répondu si sympathiquement serait le fondateur du club. Il a choisi de louer le bâtiment qui abrite le Wilde Renate parce qu’il n’y avait pas de voisin aux alentours qui pourraient stopper la fête. Il s’associe à un sculpteur de métal et deux amis. Il leur faut 6 mois pour nettoyer l’immeuble squatté rempli d’excréments, le moderniser car oui il n’y a pas de toilettes… et le décorer. Tony engage DJ Peak pour la programmation musicale et Tenko, le visio du bar 25. Le mot d’ordre explique pourquoi je n’ai pas obtenu d’interview et que même l’inscription à leur newsletter est soumise à condition. Le salon zur Wilden Renate veut rester secret, underground et… sauvage !

Berlin-salon-zur-wilden-renate

Quand on entre dans ce club réparti sur plusieurs étages d’un vieil immeuble, on a l’impression d’arriver à une WG party (fête de colocataires).
Au rez-de-chaussée il y a un bar qui se distingue déjà par sa ramification de petites pièces : la terrasse extérieure, le bar, le salon, la salle de concert et son petit balcon en hauteur. C’est aussi là que se trouve la porte qui mène au fameux labyrinthe Péristal. On est dans un univers hors du temps, une déco baroque digne d’une maison hantée et une ambiance « gemütlich » à souhait.
Selon les soirées et les jours de la semaine les étages sont ouverts au public. Dans ce cas on entre par le jardin et l’on frappe à une lourde porte en espérant que quelqu’un à l’intérieur nous entende (Une vraie WG party je vous dis). Enfin ça c’était plutôt au début. Parce qu’avec le succès croissant de Wilde Renate, l’entrée maintenant c’est plutôt la queue à l’extérieur, le long du mur.
Il y a une porte entre le bar et le club à proprement parler. Faites attention avant de passer son pas car parfois on reste coincé de l’autre coté. C’est ce qui m’est arrivé une fois où la porte s’ouvrit sous ma poussée alors qu’elle était censée être fermée. Coincée dans le bar j’ai dû faire le tour et repasser par l’entrée du jardin !
Après le vestiaire c’est la course dans les escaliers. On arrive au premier étage et le dédale des petites pièces. Il fait un peu froid mais la proximité des autres fêtards réchauffe. A droite une chambre avec mezzanine, en face un petit salon où un dj officie. Il est flanqué d’un mini bar et ici aussi d’une mezzanine. J’ai eu là certaines de mes plus grandes extases musicales.
A gauche on passe par une chambre avec un vrai lit pour se reposer et on arrive dans une plus grande salle où l’on peut écouter un autre set. Au fond une porte, encore un couloir, des petites pièces en enfilades dont certaine réservée aux femmes, des mini bars, des djs… On retrouve l’ambiance du labyrinthe Péristal, la musique électro en plus !

Bon maintenant que c’est devenu l’un des clubs les plus courus de la capitale, c’est devenu plus difficile d’y entrer. Il parait que l’astuce pour passer l’épreuve du visio ce serait de venir tôt.

7 Réponses à “Wilde Renate, la fête à la maison !”

  1. Je te conseille de jeter un oeil sur le docu de Resident Advisor sur Berlin si tu ne l’as pas encore fait. En plus de présenter la vision des vieux de la vieille du monde clubbing à Berlin, il parle notamment du Renate 🙂

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